Fin de vie: les traitements de Vincent Lambert peuvent s'arrêter "dès maintenant"

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Réunie en assemblée plénière, la Cour de cassation a invalidé ce vendredi la décision de la Cour d'appel de Paris, qui avait ordonné, le 20 mai dernier, la reprise de l'alimentation et de l'hydratation maintenant en vie Vincent Lambert. "Je pense que dans cette matière, il faut d'abord respecter ce que disent les médecins, ce que dit la loi", a-t-il ajouté. Qui a mené ce combat pour l'arrêt de ses traitements?

La Cour de cassation a annulé, vendredi 28 juin, l'arrêt de la cour d'appel de Paris du 31 mai qui ordonnait la reprise des traitements dont bénéficie Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif depuis dix ans dont la situation est devenue le symbole du débat sur la fin de vie en France. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.

Pour rappel, en avril dernier, le juge des référés avait déclaré que, "dans sa décision rendue en 2014 à la suite d'une expertise confiée à un collège d'experts, le Conseil d'État avait jugé que l'état clinique de M. Lambert correspondait à un état végétatif, que les lésions cérébrales, graves et étendues qui avaient été constatées étaient irréversibles et que ces éléments constituaient des éléments indicateurs d'un pronostic clinique négatif". La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) lui avait donné raison. Comme le remarque lui-même le juriste, "tout va dépendre maintenant du choix de l'équipe médicale, ce sera une décision d'homme".

En d'autres termes, cela rend possible un nouvel arrêt des traitements par les médecins du CHU de Reims où est hospitalisé le patient. Celui-ci, qui a estimé que le CHU va interrompre les traitements "très rapidement", s'est fait interpeller au cri d'"assassin!" devant les caméras par une militante opposée à la mort de Vincent Lambert. Elle a jugé que la cour d'appel, juge judiciaire, n'était pas compétente.

Me Patrice Spinosi, l'avocat de la femme et du neveu de Vincent Lambert, favorables à l'arrêt des soins, a immédiatement réagi: "C'est la fin de ce litige". "La France ne peut pas se placer au ban des nations civilisées et risquer d'être condamnée par l'ONU à l'avenir", a-t-il dit.

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