Météo : Une semaine caniculaire en Corse

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Le mercure va continuer de grimper mardi 25 juin 2019 sur la majeure partie de la France: plus de la moitié du pays se trouve en alerte orange à deux jours du pic attendu de la canicule, inédite pour un mois de juin.

Si l'on regarde les fiches climatologiques des stations proches des grandes villes, on s'aperçoit que des records pour les mois de juin pourraient même être battus dans une vingtaine de grandes villes françaises.

Dès jeudi, il fera ainsi 36º à Salon-de-Provence, 38º à Aix, Avignon et Embrun, 39º à Orange et Saint-Auban et 41º à Carpentras.

L'évolution ultérieure à partir de samedi reste à fiabiliser, mais les températures semblent devoir baisser dimanche prochain au nord, avec une dégradation orageuse dans le sud début juillet dont l'intensité et le nombre de régions concernées restent à préciser. Lundi après-midi, le thermomètre est monté jusqu'à 31,3 °C à Paris, 32,4 °C à Lyon, 32,8 °C à Grenoble, 33,5 °C à Clermont-Ferrand, selon l'organisme de la prévision.

Cette vague de chaleur venue du Sahara ravive le souvenir de l'épisode d'août 2003, qui avait généré une surmortalité de 15 000 personnes sur plus de 15 jours. "On attend une canicule qui va concerner de nombreuses régions, plus de la moitié de la France, d'une intensité maximale: le jour le plus chaud atteint sera comparable à 2003, pas très loin en tout cas", prévient le météorologue François Gourand.

Cette semaine, les seuils de canicule seront atteints voire dépassés pendant 3 à 6 jours sur les 3/4 de la France. Les pouvoirs publics rappellent la nécessité de boire de l'eau régulièrement, de mouiller son corps et de protéger sa peau.

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" Je suis une personne âgée, donc je reste à la maison", a expliqué à l'AFP Mireille Soler, une Marseillaise de 80 ans". L'annonce de ces fortes chaleurs a provoqué une ruée sur les équipements pour rafraîchir l'air, selon plusieurs distributeurs.

La consommation d'électricité sera "importante", avec une "potentielle pointe de consommation estivale jeudi à 13h", mais l'approvisionnement devrait être assuré sans problème, a indiqué le gestionnaire du réseau à haute tension, RTE.

" Les vagues de chaleur sont le marqueur du réchauffement " planétaire, résume Jean Jouzel, ex-vice-président du Giec (experts climat de l'ONU), et " clairement le diagnostic est qu'elles vont devenir plus précoces, plus intenses, plus fréquentes ". À Paris, les cinq étés les plus frais ont tous été observés avant 1980. Les grandes agglomérations, Paris et Lyon, souffriront particulièrement: ces "îlots de chaleur" urbains, marqués par les sols artificiels, peu d'arbres et des activités humaines importantes, sont toujours touchés par des températures plus importantes que les campagnes environnantes.

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