Belfort : une mobilisation sans précédent samedi

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Mais les insinuations de Jean-Luc Mélenchon s'appuyait également sur le rapport de la commission d'enquête ouverte à l'Assemblée nationale, en octobre 2017, à l'initiative des Républicains, et portant "sur les décisions de l'État en matière de politique industrielle, au regard des fusions d'entreprises intervenues récemment, notamment dans les cas d'Alstom, d'Alcatel, de STX". En signe de solidarité, les commerçants de la ville avaient d'ailleurs annoncé qu'ils restaient fermés aujourd'hui.

"On est là avec les enfants, pour qu'on nous voie dans toute la France et qu'on nous soutienne".

" Belfort debout, soulève-toi", a scandé la foule, à laquelle le délégué CFE-CGC Philippe Petitcolin a lancé: " L'important, c'est de mettre fin au massacre de GE! "Il faut se mobiliser pour notre région, montrer que c'est une région qui a un savoir-faire et qu'il faut le garder", a témoigné Abdelkader Boutaa, ingénieur chez GE.

Le plan social prévoit la suppression de 1.050 emplois en France, dont près de 800 dans l'entité belfortaine. Pour jouer la montre, les salariés ont empêché à deux reprises, la semaine dernière, la tenue d'une réunion d'information-consultation qui devait lancer le PSE. Si les salariés de GE et les élus locaux savaient qu'un plan social était inévitable, celui dévoilé par le conglomérat américain est pire qu'ils ne l'imaginaient. Début juin, ils avaient aussi bloqué pendant quelques heures une turbine d'une centaine de tonnes à la sortie de l'usine.

En dépit de ces actions, "la procédure information-consultation", qui lance le plan social, a bel et bien "officiellement commencé", a indiqué vendredi à l'Agence France Presse une source proche du dossier.

"Tous les experts s'accordent à dire que le marché de la turbine à gaz va rebondir rapidement, pour remplacer le charbon, remplacer le nucléaire, pour accompagner la montée en puissance du renouvelable", a insisté samedi Philippe Petitcolin. Venu aux côtés d'autres élus afficher son soutien aux salariés de Belfort, Jean-Luc Mélenchon ne s'est pas non plus privé de le rappeler samedi, estimant même qu'un "grave soupçon" pesait sur l'ancien protégé de François Hollande dans le cadre de cette vente.

En 2015, le rachat du pôle Energie d'Alstom par GE s'était accompagné de la promesse de créer 1 000 emplois nets en France d'ici à la fin 2018.

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