Waymo (Google) et Renault vont travailler ensemble — Voiture autonome

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L'Assemblée générale, mardi 25 juin 2019, de Nissan s'annonçait mouvementée. La direction du groupe est hostile à ce dirigeant qui a longtemps soutenu l'ancien PDG de Renault Carlos Ghosn, arrêté au Japon en novembre pour des malversations financières présumées. Le contenu de la lettre avait fuité dans la presse et Hiroto Saikawa avait fustigé une façon de procéder " extrêmement regrettable ".

Cette réforme, approuvée par M. Senard en conseil d'administration, prévoit la mise en place de trois comités (nominations, audit et rémunérations).

Ces déclarations font écho aux propos de Thierry Bolloré, directeur général de Renault, disant qu'aucune nouvelle offre n'était actuellement sur la table concernant une éventuelle reprise des discussions avec FCA.

D'où la protestation de Renault.

Les deux constructeurs alliés comptent sur l'expertise de Waymo, une filiale du groupe Alphabet (Google), en matière de véhicules autonomes afin d'explorer, dans un premier temps, les "opportunités de marché" au Japon et en France.

Mais Nissan a besoin d'un vote favorable de son principal actionnaire pour faire approuver la réforme de sa gouvernance.

Se dirige-t-on vers une amélioration des relations entre Renault et Nissan?

Selon le quotidien japonais Nikkei, Nissan a revu sa réforme de gouvernance et accède aux demandes de Jean-Dominique Senard. "L'accord ainsi trouvé sur la présence de Renault dans la nouvelle gouvernance de Nissan confirme l'esprit de dialogue et de respect mutuel qui existe au sein de l'Alliance", affirme aussi le constructeur.

C'est aussi un membre extérieur qui présidera les séances du conseil d'administration: Yasushi Kimura, issu de la compagnie pétrolière JXTG Holdings, tandis que M. Senard se contentera de la vice-présidence comme indiqué en mars.

Il n'est pas prévu que la question d'une éventuelle baisse de la participation de l'Etat français au capital de Renault, actuellement de 15%, soit évoquée avec le Premier ministre japonais, a ajouté la source.

Initialement, Nissan voulait majoritairement nommer des administrateurs indépendants au sein de ces instances, afin d'éviter des conflits d'intérêt.

Ce dernier avait également défendu Nissan dans le projet de fusion envisagé par Renault avec le groupe Fiat Chrysler.

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