L’Iran prêt à riposter, Donald Trump promet de nouvelles sanctions

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Le président américain Donald Trump a affirmé, vendredi, ne pas être "pressé" de répondre militairement à l'Iran, expliquant avoir annulé au dernier moment des frappes prévues jeudi soir, car elles auraient fait de nombreuses victimes et étaient à ses yeux disproportionnées.

" J'ai demandé combien de personnes qui pourraient mourir". 150 personnes, monsieur, a été la réponse d'un général. "Les Iraniens ont commencé à riposter à la politique de pression maximale parce que les sanctions sont en train de plomber leur économie, et comme de son côté l'administration Trump n'a aucune intention d'alléger ces sanctions, Téhéran va donc poursuivre dans cette voie en menant des actions que les États-Unis perçoivent comme des provocations". Plusieurs spécialistes estiment que la décision de Donald Trump de ne pas lancer de frappes ne fait que repousser le problème.

Le président américain a assuré samedi que si les Iraniens renonçaient à leur programme nucléaire, il deviendrait leur "meilleur ami ".

En 2010, Téhéran avait accusé les Etats-Unis et Israël d'avoir, en pleine crise sur le nucléaire iranien, créé le puissant virus informatique Stuxnet, qui avait infecté des milliers de ses ordinateurs et bloqué les centrifugeuses utilisées pour l'enrichissement de l'uranium. 10 minutes avant la frappe, je l'ai stoppée, (ce n'était) pas proportionné par rapport à une attaque contre un drone. Tout en indiquant samedi, sur NBC, qu'il "ne cherche pas la guerre" mais qu'en cas de conflit avec Téhéran, il y aurait "un anéantissement jamais vu auparavant". L'escalade et la multiplication des incidents dans la région du Golfe font craindre qu'une étincelle ne mette le feu aux poudres. Washington affirme que l'aéronef a été touché dans l'espace aérien international.

Les Etats-Unis ont demandé la tenue lundi d'une réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l'ONU, selon des sources diplomatiques.

"Quand le régime iranien décidera de renoncer à la violence et de répondre à notre diplomatie par la diplomatie, il sait comment nous joindre". Selon lui, la "diplomatie" américaine est synonyme de "terrorisme économique et de guerre" et de violation "de la parole donnée" ainsi que des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.

De son côté, Londres a annoncé que son ministre d'État chargé du Moyen-Orient, Andrew Murrison, serait dimanche à Téhéran pour plaider en faveur d'"une désescalade urgente". C'est la menace proférée, hier, par le général de brigade Abolfazl Shekarchi, porte-parole de l'état-major conjoint des forces armées iraniennes. Il a publié la carte de ce qu'il présente comme le relevé d'itinéraire d'un drone "MQ9" (code du drone de surveillance et d'attaque américain Predator B) au-dessus des eaux territoriales iraniennes au large d'Assalouyeh, grand centre pétrochimique.

Elles se sont intensifiées avec de récentes attaques contre des pétroliers dans la région du Golfe, imputées par Washington à Téhéran, qui dément toute implication. L'armée iranienne prévient: la moindre attaque contre son territoire aura, dit-elle, des "conséquences dévastatrices pour les intérêts de l'Amérique et de ses alliés" dans la région.

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