France : l'Insee anticipe une croissance économique de 1,3 % en 2019

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Pour sa première estimation du PIB français 2019 publié jeudi, l'institut table sur 1,3 %, un niveau en ligne avec les attentes des organisations internationales (Commission européenne, FMI et OCDE) et légèrement inférieur aux ambitions du gouvernement (1,4 %). Le commerce extérieur ne soutiendra pas autant la croissance française comme il l'avait fait l'an dernier: il avait représenté 0,7 point de PIB, mais il faut s'attendre à une contribution négative pour 2019 (-0,1 point). Par unité de consommation, c'est à dire en tenant compte de la composition des foyers, la hausse prévue est de 1,8%. Cela donnerait une moyenne annuelle de 1,3 %, bien en dessous de la croissance moyenne observée en 2018 (1,7 %) et de celle, exceptionnelle, de 2017 (+ 2,4 %).Contrairement à l'année dernière, la croissance française repasserait toutefois au-dessus de la progression moyenne de l'activité en zone euro, que l'Insee estime à 1,2 %, plombée par l'Allemagne et sa dépendance aux exportations.

On a "d'un côté, des risques de vents contraires sur le commerce mondial, de l'autre des facteurs de soutien qui ont plutôt le vent en poupe", a résumé Julien Pouget, chef du département de la conjoncture de l'Insee, lors d'une présentation de cette note. Parmi ces soutiens, la revalorisation de la prime d'activité, la baisse de la CSG pour certains retraités ou la suppression d'un deuxième tiers de la taxe d'habitation pour 80% des Français. Cette année, la consommation des ménages en sera le principal moteur.

L'inflation se stabiliserait entre 1% et 1,5% pour atteindre 1,4% à la fin de l'année en glissement annuel. Il serait atteint grâce à un pouvoir d'achat en hausse de 2,3%, la progression la plus forte depuis 2007, selon la note de conjoncture publiée par l'Institut national des statistiques.

Pour la France, cette prévision de 1,3 % repose sur une croissance régulière de 0,3 % chaque trimestre dans le sillage de sa performance de l'hiver, l'Insee revoyant en baisse au passage son anticipation pour le 2e trimestre qui se situait auparavant à +0,4 %.

Enfin, l'investissement des entreprises se tasserait légèrement par rapport à 2018, tandis que celui des ménages, c'est à dire l'achat de logements, devrait légèrement reculer.

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