Ce qu’il faut retenir de l’émission "Envoyé Spécial" — Affaire Benalla

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Le reportage choc d'"Envoyé spécial" diffusé ce soir sur France 2 offre de nouvelles pistes concernant la disparition et le contenu du coffre-fort personnel d'Alexandre Benalla.

"On m'accuse de tout: coffre-fort, contrat russe, enregistrement". Il réaffirme, alibi à l'appui, qu'il n'a pas déplacé le coffre-fort: "Ce week-end là, je n'étais pas là", dit-il aux journalistes qui ont pu se procurer la feuille d'émargement avec l'activité de son service. Lors de son interrogatoire de première comparution, il se justifie: "Le 19 juillet, ma femme m'a appelé pour me dire qu'il y avait plein de journalistes devant la maison et dans le couloir". Chokri Wakrim pense qu'il a servi de fusible. Ce document montre qu'il était de permanence du 20 au 23 juillet, sur la base de Villacoublay (Yvelines) au moment de la disparition du coffre. C'est ici, affirme-t-il, qu'il a aidé Alexandre Benalla à "transporter ses affaires".

En utilisant les codes du polar, les réalisateurs permettent au grand public de saisir les tenants et aboutissants d'une enquête complexe autour d'un personnage soupçonné d'être protégé encore aujourd'hui par l'Elysée malgré l'arrêt de ses fonctions.

Contactée par les équipes d'Envoyé Spécial, la reine des paparazzis a d'abord démenti ces informations... avant de changer de version. "Chez "Mimi", je suis resté une semaine facile". Elle m'a aussi proposé de l'argent mais j'ai refusé.

Alexandre Benalla entretenait des liens étroits avec l'homme d'affaires Vincent Miclet, un millionnaire très discret qui a notamment racheté le château de Fleurac (Dordogne) en 2009. "C'est elle qui m'a proposé de m'aider, moi je ne lui ai rien demandé!" "Je ne vois pas pourquoi elle n'assume pas".

De son côté, la papesse de la presse people a simplement reconnu avoir prêté "deux ou trois fois" une voiture à l'ancien responsable de la sécurité d'En Marche pendant la présidentielle.

Mais Alexandre Benalla a surtout présenté les deux hommes à des conseillers de la présidence. L'un d'eux raconte ce rendez-vous arrangé hors caméra.

Hasard, Vincent Miclet a parlé "influence russe en Afrique" avec le conseiller de l'Elysée "piégé".

Benalla affirme qu'il ne s'agissait pas de trafic d'influence, et qu'il n'a pas été payé pour arranger ces rencontres: "Je n'ai jamais touché un centime pour avoir mis en relation Miclet et Solomon avec des conseillers du château".

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