L'Iran entrevoit un changement "positif" si Washington cesse sa "guerre économique"

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Avant de décoller pour Téhéran le chef du gouvernement japonais a déclaré qu' "alors que l'heure est à l'inquiétude au vu des tensions croissantes au Moyen-Orient qui focalisent l'attention de la communauté internationale, le Japon espère faire de son mieux pour la paix et la stabilité de la région ". Le Japon est un allié-clé de Washington, ennemi juré de la République islamique, et entretient traditionnellement de bonnes relations avec l'Iran.

" Personne ne veut d'une guerre".

Suite à la rencontre avec le président iranien, Shinzo Abe s'est entretenu, ce jeudi, avec l'Ayatollah Khamenei.

"Dès que cette guerre (économique) s'arrêtera, nous assisterons à des évolutions très positives dans la région et dans le monde", a-t-il dit.

Les sanctions américaines imposées après son retrait de l'accord nucléaire ont plongé les ventes de pétrole de l'Iran, notamment au Japon, qui a reçu ses dernières cargaisons de pétrole iranien plus tôt ce printemps.

Mercredi, M. Abe avait appelé la République islamique " à jouer un rôle constructif " au Moyen-Orient après avoir rencontré le président Hassan Rohani. "Lorsque celle-ci cessera, nous verrons un changement très positif dans la région et dans le monde", a-t-il assuré, avant de poursuivre: " Nous ne déclencherons jamais une guerre, même contre les Etats-Unis, mais nous opposerons une réponse terrible si nous sommes attaqués ".

Mercredi, M. Rohani avait déclaré voir dans " l'intérêt du Japon à continuer d'acheter du pétrole à l'Iran et résoudre les questions financières " sur lesquelles bute Téhéran à cause des sanctions américaines, la " garantie " d'une amélioration à venir des relations déjà bonnes entre les deux pays.

M. Rohani a souligné une convergence de vues avec son hôte sur la question des " armes nucléaires ": " nos deux pays sont contre ", a-t-il dit.

Washington, 13 juin 2019 (AFP) - Donald Trump a estimé jeudi qu'il était trop tôt pour "ne serait-ce qu'envisager" un accord avec l'Iran, au moment où les tensions entre Téhéran et Washington sont au plus fort. Et tout récemment, Washington a déployé d'importants moyens militaires dans le golfe pour faire face à une présumée " menace iranienne ".

Le Premier ministre nippon Shinzo Abe, " grand ami " de Donald Trump, se hasarde à une mission de médiation qui ne dit pas son nom.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a réagi rapidement, en jugeant hautement suspecte la coïncidence entre ces attaques et la visite de M. Abe.

Le Premier ministre japonais s'exprimait ainsi parce que la V Flotte américaine aurait été la cible d'une attaque attribuée à l'Iran, dans le golfe d'Oman.

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