Philippe annonce une baisse d'impôt de 27 milliards sur le quinquennat

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Face aux députés, Edouard Philippe a annoncé la feuille du route du gouvernement pour l'année à venir lors de sa déclaration de politique générale. Voici ce qu'il faut retenir des annonces du Premier ministre. Un vote est prévu à la suite de ses déclarations. Le Premier ministre a mis en avant son "ambition écologique" et sa foi en un "modèle économique qui crée des richesses, sans salir". Ces questions "touchent aux fondements de notre souveraineté et de nos principes", a expliqué le Premier ministre. "Il est donc nécessaire d'en débattre de manière régulière et au grand jour avec le Parlement".

Fermeture programmée de la centrale nucléaire de Fessenheim et des quatre dernières centrales à charbon de France, objectif de réduire à 50% la part du nucléaire dans la production d'électricité à l'horizon 2035: Edouard Philippe a égrené des mesures en faveur de l'environnement déjà annoncées mais pas encore mises en oeuvre.

Attendu sur le thème de l'écologie après les promesses vertes de l'exécutif et la percée écologiste aux européennes, le Premier ministre s'est engagé à ce que les douze prochains mois "soient ceux de l'accélération écologique".

En détails, "Le taux d'imposition de la première tranche de l'impôt sur le revenu, qui regroupe 12 millions de foyers, sera abaissé de trois points". "Cela représente un gain moyen par foyer de 350 euros, soit, à ce niveau, un tiers de l'impôt en moyenne; c'est massif, c'est clair, c'est net".

Ces baisses seront approuvées dans le projet de loi de finances pour l'année prochaine, a-t-il souligné.

Par ailleurs, il a détaillé la suppression de la taxe d'habitation.

Pour 80% des "Français les plus modestes (.) leur taxe sera intégralement supprimée en 2020. Bruno Le Maire et Gérald Darmanin annonceront début juillet les choix du gouvernement pour compenser les baisses d'impôts", a-t-il indiqué. Il est aussi revenu sur la future réforme des retraites, assurant qu'elle maintiendrait "la possibilité d'un départ à 62 ans", mais que l'exécutif définira "un âge d'équilibre". "Ainsi, chacun pourra faire son choix, en liberté et en responsabilité", a-t-il ajouté.

Une large majorité de la petite centaine de députés LR - principal groupe d'opposition dont les trois quarts s'étaient abstenus en juillet 2017 - ainsi que l'ensemble de la gauche devraient voter contre mercredi, ont fait savoir les responsables de groupe.

Pour répondre à l'embouteillage parlementaire, c'est le projet de loi bioéthique, qui inclut la promesse d'Emmanuel Macron d'une procréation médicalement assistée (PMA) étendue à toutes les femmes, qui l'a emporté au détriment de la révision constitutionnelle. "Je suis persuadé que nous pouvons atteindre une forme de débat serein, profond, sérieux, à la hauteur des exigences de notre pays. C'est mon ambition en tout cas", a lancé le Premier ministre, recevant une ovation debout d'une partie de l'hémicycle.

La future réforme de l'assurance-chômage comprendra un bonus malus qui s'appliquera "dans les 5 à 10 secteurs" d'activité utilisant le plus de contrats courts, a annoncé Philippe. " a conclu le Premier ministre". La réforme, qui sera annoncée le 18 juin, inclura aussi " une dégressivité de l'indemnisation sur les salariés qui perçoivent les salaires les plus élevés ", a-t-il encore précisé.

Evoquant la situation des familles monoparentales, Edouard Philippe a parlé des pensions alimentaires.

Autre réforme: les pensions alimentaires pourront être "automatiquement prélevées", "dès juin 2020", par la Caisse d'allocations familiales (CAF) pour lutter contre "le risque d'impayé". Il a ouvert la porte à un report de l'examen de la réforme des institutions après les sénatoriales de septembre 2020, appelant toutefois à ne pas "résister au désir de changement exprimé par les Français".

Malgré "des gestes qui ont été faits pour parvenir à un consensus avec le Sénat", le premier ministre a constaté qu'un désacord subistait, notamment sur la réduction du nombre de Parlementaires.

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