Commerce. Donald Trump laisse entendre qu’il va taxer le vin français

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" Il a expliqué que les viticulteurs californiens s'étaient plaints auprès de lui de la concurrence déloyale des vins français".

Le président américain a renouvelé lundi ses menaces de surtaxes contre le vin français, dont il estime qu'il entre trop facilement sur le territoire américain, quand le vin californien est taxé en France.

Il a indiqué que son pays autorisait le vin français "à entrer pour rien" et qu'il était temps de "faire quelque chose" pour remédier à la situation.

Ce n'est pas la première fois que le chef de la Maison-Blanche évoque cette idée.

Donald Trump n'a de cesse de dénoncer les déséquilibres des échanges commerciaux des Etats-Unis avec leurs partenaires.

Il y a tout juste sept mois, le 13 novembre, il avait déjà accusé "la France de rendre très difficile pour les Etats-Unis de vendre ses vins".

Le déséquilibre dans les tarifs douaniers existe bel et bien. Ce n'est pas juste, faut que ça change!

Ces nouveaux commentaires interviennent alors que les États-Unis et l'Union européenne sont en discussion pour trouver un accord commercial. Aux Etats-Unis, les taxes varient entre 0,053 et 0,149 euro par bouteille, en fonction de la nature du vin et du degré d'alcool, selon la Commission américaine du commerce international.

Dans la réalité, les tarifs douaniers appliqués aux importations en France de vins et spiritueux des Etats-Unis ne sont pas fixés par Paris, mais harmonisés au niveau de l'UE. Les surtaxes imposées par l'Europe sur le vin importé s'étalent en revanche de 11 centimes à 29 centimes la bouteille, selon la même source. Les États-Unis reconnaissent ainsi les marques déposées mais pas les appellations d'origine, ce qui constitue un frein pour les produits français.

" Toutes les semaines, on voit qu'ils s'en prennent à Facebook et Apple et à toutes ces entreprises " américaines du secteur des hautes technologies, a-t-il souligné, en référence notamment aux velléités européennes de taxer Facebook, Google et autres multinationales du numérique non plus en fonction de la présence physique, c'est-à-dire de là où se situent leurs bureaux, mais de là où elles enregistrent leurs revenus.

Les attaques du président américain s'inscrivent dans sa logique de guerre économique contre les puissances avec lesquelles les Etats-Unis connaissent le plus fort déficit commercial.

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