Les sévères mises en garde d’Ali Bongo — Gabon

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Après six mois de silence et de convalescence, Ali Bongo revient sur la scène politique.

Certains d'entre eux sont accusés d'avoir pris part à un trafic de " kevazingo", un bois rare et interdit d'exportation par les autorités.

"Le ménage doit être fait au sein de notre classe politique, au sein de laquelle le mot 'éthique' doit résonner avec force", a-t-il ajouté.

Il s'agit de la première allocution au pays du président Bongo depuis décembre 2018, après avoir été victime d'un accident vasculaire-cérébral (AVC) fin octobre de la même année, et dont il se remet actuellement.

Vêtu d'un costume bleu marine et portant une cravate bleu ciel, M. Bongo, 60 ans, s'exprimait depuis son bureau, joignant le geste à la parole avec ses deux mains pendant un discours qui a duré plus de huit minutes.

Le balai des chefs d'Etat à Libreville se poursuit et s'intensifie.

"Il y a eu une utilisation abondante de ciseaux pour faire le montage de cette vidéo", a affirmé à l'AFP l'un des représentants de la société civile, Marc Ona. Depuis cette date, il n'avait pas fait d'apparition publique, poussant ses détracteurs, notamment l'opposition, à douter de ses capacités à diriger le pays.

Dans une déclaration à la presse, le Chef du gouvernement a souligné que sur Hautes instructions du roi Mohammed VI, il a représenté le Souverain à la commémoration du 10ème anniversaire de la disparition de Feu président El Hadj Omar Bongo, leader gabonais et africain, en présence de nombres de chefs d'Etat et de responsables africains.

" Il est capital pour notre nation d'en finir avec la corruption qui gangrène nos institutions, la mauvaise gestion et la mauvaise gouvernance qui nous empêchent d'avancer et nous interdisent de récolter les fruits des efforts colossaux (...) fournis par l'État", a déclaré Ali Bongo Ondimba. En novembre dernier, alors qu'il était encore président de l'UA, ce dernier avait été le premier a soutenir publiquement le chef de l'Etat gabonais, en convalescence suite à un probable AVC survenu le 24 octobre dernier. Faure Essozimna Gnassingbé (Togo), Alassane Dramane Ouattara (Côte d'Ivoire) et Macky Sall (Sénégal) et Idriss Déby Itno ont successivement été reçus au Palais du Bord de mer.

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