Cancer du sein : Un nouveau type de traitement prometteur

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" On peut en fait obtenir une meilleure réponse (.), ou mieux tuer le cancer, en ajoutant l'un de ces inhibiteurs de cycle cellulaire " en plus d'une hormonothérapie, a-t-elle ajouté.

Les données sont issues de l'étude ARAMIS présentée le 31 mai au congrès de l'ASCO par le Pr Karim Fizazi, investigateur principal et oncologue spécialisé dans le cancer de la prostate à l'Institut Gustave Roussy (Villejuif). Ce que nous apprend cette étude, c'est que l'ajout d'un médicament dans le traitement - le ribociclib, un inhibiteur du cycle cellulaire - permet de maximiser le taux de survie.

L'énzalutamide, un médicament qui agit en bloquant l'effet de la testostérone sur les cellules cancéreuses de la prostate, a démontré des bienfaits modestes pour les patients atteints d'un cancer de la prostate avancé dans une étude internationale menée par le Australian and New Zealand Urogenital and Prostate Cancer Trials Group (ANZUP). On leur évite tout simplement de se multiplier.

Après un essai clinique qui a duré trois ans et demi, les résultats sont excellents: la mortalité du cancer a baissé de près d'un tiers, le taux de survie monte ainsi à 70%. Le traitement serait également moins toxique que la chimiothérapie traditionnelle, dans la mesure où il est capable de cibler ces cellules. Crédits: PixabayUn taux de survie de 70,2 %. "Ce sont des patientes qui ont tendance à être diagnostiquées plus tard, à un stade ultérieur de leur maladie, car nous ne disposons pas de modalités de dépistage optimales pour ce genre de cas, note la chercheuse".

Le traitement consiste à avaler une pilule tous les jours pendant 21 jours. "C'est ce qui nous rend si enthousiastes, car c'est une thérapie qui affecte vraiment un grand nombre de patients atteints d'une maladie avancée". Contre "seulement" 46 % chez les patientes bénéficiant du traitement hormonal associé à un placebo. Cela correspond à un risque de décès réduit de 29 %.

La durée moyenne du traitement serait fixée à environ deux ans.

Un traitement de 28 jours coûte 12 553 dollars, a indiqué Jamie Bennett, une porte-parole des laboratoires Novartis qui le commercialisent sous le nom Kisqali et ont financé cette étude.

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