Mohamed Hichem Medjoub mis en examen et écroué — Attentat de Lyon

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Le juge d'instruction de Paris l'a alors mis en examen pour "tentative d'assassinats terroristes", "association de malfaiteurs terroriste criminelle", "fabrication, détention, et transport d'explosifs en relation avec une entreprise terroriste".

Après avoir nié les faits, il est finalement passé aux aveux mercredi.

Le jeune homme qui a reconnu avoir déposé un colis piégé devant une boulangerie du centre-ville de Lyon, faisant 14 blessés, le 24 mai, s'est exprimé devant les enquêteurs, a appris franceinfo de source proche du dossier, lundi 3 juin, confirmant une information de BFM-TV.

L'analyse de l'ordinateur qu'il utilisait jusqu'à la fin 2018 a "mis en évidence des recherches sur Internet révélant un intérêt pour les thèses djihadistes et l'activité de l'EI", a indiqué le procureur. L'attentat n'a fait l'objet à ce jour d'aucune revendication. Les policiers avaient pu suivre l'itinéraire du "jeune homme à vélo" grâce au croisement de la vidéosurveillance des communes de Lyon et Oullins. Mais il était jusqu'ici inconnu des services de police et de justice.

Les investigations ont notamment pu confirmer que "le profil génétique identifié sur les éléments de l'engin retrouvé sur les lieux de l'explosion correspond" à celui du suspect, avait indiqué la même source. D'autres découvertes se sont révélées à charge pour le suspect. Pour rappel, ce type d'explosif composait les ceintures explosives des terroristes lors des attentats du 13 novembre en France, mais aussi les bombes de Bruxelles le 22 mars 2016.

Et "dans les poubelles de l'immeuble", ils saisissent "une gourde de vélo contenant des traces de TATP, 4 télécommandes", des circuits et des fils électriques, "un lot de seringues", "des billes d'aciers, des vis et des bouteilles avec des traces d'acétone et d'acide chlorhydrique".

Arrêté lundi, Mohamed Hichem M., étudiant algérien en informatique en situation irrégulière en France, avait dans un premier temps contesté son implication dans l'attentat.

Les enquêteurs doivent encore éclaircir les raisons de son acte et déterminer notamment s'il avait une cible précise. Il y a "un caractère étrange entre la disproportion d'un procédé technique très performant et un volume d'explosifs très faible", avait commenté le ministre français de l'Intérieur Christophe Castaner.

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