Les invendus non alimentaires devront être donnés ou recyclés

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Le gouvernement s'engage un peu plus dans la lutte contre le gaspillage. Et la mesure est ambitieuse: le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé vouloir interdire la destruction de produits non-alimentaires en cas d'invendus. Une première mondiale, selon lui. "Il faut inciter les marques à le faire avec un indice de réparabilité ou un indice de durabilité", explique sur franceinfo Laetitia Vasseur, co-fondatrice et déléguée générale de la fondation Hop (Halte à l'obsolescence programmée).

Ce dispositif vise à imposer de donner ces produits ou de les recycler, à partir de fin 2021 ou de fin 2023 suivant les cas, en complément aux mesures déjà adoptées ces dernières années contre le gaspillage alimentaire. Le gaspillage de ces produits est immense: près de 800 millions d'euros de produits non-alimentaires neufs et invendus sont détruits chaque année. Sont concernés par exemple les vêtements, l'électroménager, les produits d'hygiène ou de beauté, etc. C'est en ces mots qu'Édouard Philippe a présenté, plus tôt dans la journée, la mesure qu'il était venu annoncer dans un magasin Cdiscount du 11e arrondissement.

Cette proposition intervient au moment où l'exécutif veut convaincre de son action en matière d'écologie et répondre aux attentes environnementales des Français, illustrées par une poussée du vote écologiste lors des dernières européennes.

Selon Matignon, des aménagements sont prévus notamment pour le secteur du luxe, qui s'inquiète de voir émerger un marché parallèle avec des produits bradés.

Certains produits qui ne sont plus utilisables passée une certaine date, comme le fond de teint, pourront aussi faire l'objet d'exceptions.

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