John Bolton affirme que l'Iran cherche à obtenir des armes nucléaires

Share

Dans un communiqué publié mercredi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Mousavi, a rejeté les accusations anti-Iran lancées par le conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton, lors de sa récente visite aux Émirats arabes unis (ÉAU).

Selon des analystes, l'Arabie saoudite cherche à isoler Téhéran dans le contexte des tensions actuelles.

L'administration Trump a également informé le Congrès américain de nouvelles ventes d'armes à l'Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, invoquant les mêmes raisons pour contourner la possibilité dont disposent les parlementaires de bloquer ce type de contrat. "L'absence d'une réaction ferme et dissuasive face aux actes de sabotages de l'Iran dans la région l'a encouragé à les poursuivre et à les accentuer comme on le constate aujourd'hui", a encore dit le souverain saoudien.

Drapeaux et panneaux géants de bienvenue ornent les rues de cette cité religieuse de l'ouest du royaume saoudien où doivent se tenir jeudi soir des sommets de la Ligue arabe et du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) vendredi soir.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a qualifié les attaques d'"activités de sabotage douteuses".

M. Assaf a dit que les attaques contre des cibles pétrolières devaient être traitées avec "fermeté et détermination", alors qu'une guerre psychologique se poursuit entre Téhéran et Washington dans un contexte de renforcement militaire américain face aux "menaces" iraniennes. Il est représenté par son premier ministre, cheikh Abdallah ben Nasser Al-Thani, premier responsable qatari de ce rang à se rendre en Arabie saoudite depuis la rupture le 5 juin 2017. Il a, ensuite, poursuivi en martelant à l'adresse des journalistes venus à la rencontre de la délégation qu' "il n'y a aucun doute, dans l'esprit de qui que ce soit, à Washington, sur l'identité du responsable de cette situation", faisant ainsi une allusion claire à l'Iran, ennemi particulier d'Israël et des Etats-Unis.

Les tensions régionales se sont exacerbées depuis que l'administration Trump a inscrit en avril les Gardiens de la Révolution iraniens, armée idéologique du régime iranien, sur sa liste noire d'"organisations terroristes" et renforcé en mai les sanctions économiques contre Téhéran après avoir quitté, il y a un an, l'accord international sur le nucléaire iranien.

Elles sont encore montées de plusieurs crans après les incidents maritimes au large des Emirats et la multiplication de tirs de drones par les rebelles yéménites Houthis, soutenus par Téhéran, sur des cibles saoudiennes, dont deux stations de pompage d'un oléoduc le 14 mai.

Les Etats-Unis, alliés à la fois de Ryad et de Doha, ont salué la participation du Qatar aux réunions de La Mecque.

"Bolton et les autres bellicistes et bellicistes doivent savoir que la patience stratégique, la vigilance accrue et la préparation totale de la République islamique d'Iran, qui découlent de la volonté d'un grand pays résistant, empêcheront la matérialisation de leurs sinistres plans pour créer le chaos dans la région", a-t-il ajouté.

Share