Association L214: une vidéo choc d'un élevage intensif de poulets dans l'Aube

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Après son enquête sur les conditions d'élevage de poules pondeuses dans la Manche il y an un an, de poulets de Maître Coq un mois plus tard, ou encore sur le "cauchemar" des cailles pondeuses en mars dernier, et tout récemment sur la "vie de misère" des poulets d'Auvergne, l'association de protection des animaux qui s'est fait une spécialité de la révélation d'images choc met en cause le volailler Duc. Elle s'appuie sur une vidéo tournée sur les sites incriminés en avril 2019. Les images ont été captées dans des établissements basés dans l'Aube et l'Yonne, abritant respectivement 40.000 et 80.000 spécimens élevés en batterie. Une "moissonneuse" ramasse les animaux en les aspirant puis les envoie, par tapis roulant, dans des casiers de transport.

L'une des vidéos montre un "ramassage" des volatiles avec une machine présentée comme une moissonneuse. Et quand ça ne rentre pas, les employés tassent les oiseaux -tant pis si les ailes se brisent- comme des ballots de chiffon, ou les jettent violemment à terre. D'autres ne peuvent plus se soulever pour atteindre les abreuvoirs et meurent de soif Les poulets vivent sur la même litière tout au long de leur courte vie.

"Les poulets, sélectionnés génétiquement pour grossir rapidement, peinent à se déplacer".

Selon l'association, 83 % des 800 millions de poulets élevés pour être consommés en France, le sont de manière intensive.

Selon L214, ces deux élevages distincts de plusieurs bâtiments, sont sous contrat d'intégration avec la marque DUC.

"Le bien-être animal passe avant tout par un bon état de santé", assure la marque sur son site.

Il est ainsi annoncé: "Les éleveurs Duc s'engagent et veillent au respect des animaux en adhérant à la charte d'élevage Duc. Notre but est de montrer ces filières d'élevages peu vertueux et d'alerter les consommateurs, les politiques et les entreprises agroalimentaires ".

DUC n'a pas souhaité s'exprimer après avoir visionné les images de L214, laissant la parole à Anne Richard, directrice d'Anvol, l'interprofession volaille de chair: "Ces intrusions dans nos élevages relèvent du harcèlement, dit-elle".

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