À quoi s'attendre samedi 25 mai — "Gilets jaunes"

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Des appels à manifester ont été lancés pour ce 28e samedi de mobilisation du mouvement des "gilets jaunes".

À Paris où deux cortèges ont battu le pavé, le premier, non déclaré, a rassemblé selon une journaliste de l'AFP une bonne centaine de personnes, défilant sans leur gilet distinctif - un fait inédit - à l'appel de plusieurs figures du mouvement, dont Éric Drouet.

Ils sont partis de l'ouest de la capitale et, jouant au chat et à la souris avec les forces de l'ordre qui ont fait plusieurs fois usage de grenades lacrymogènes, ils ont ensuite rallié la place de la République. Entre 1 200 gilets jaunes, selon la préfecture de la Somme, et 2 000 selon les organisateurs, défilaient dans une ambiance globalement festive, malgré quelques jets de projectiles et de grenades lacrymogènes.

Seule une manifestation pour ce 28e samedi a été officiellement déclarée dans la capitale, avec un départ de cortège en fin de matinée du cimetière du Père Lachaise pour aller en direction du Sacré Coeur. A 14h00, la préfecture de la Somme comptabilisait 18 interpellations au total, à la suite de contrôles préventifs. " Puisqu'on nous empêche de prendre le palais de Macron, nous prendrons donc sa ville: Amiens", est-il écrit sur la page.

Peu après 15 heures, les manifestants ont atteint la place Saint-Georges, sans heurt. Plusieurs personnalités, comme le député de la Somme François Ruffin, le comédien et ancien délégué CGT de Continental Xavier Mathieu, ou l'ex-Goodyear (CGT) Mickaël Wamen, étaient présents. 27 personnes ont été interpellées. Deux manifestants ont été légèrement blessés.

En raison de manifestations en centre-ville, le samedi 25 mai, les transports en commun seront perturbés, indique Tisséo.

Le week-end dernier, plusieurs centaines de personnes au moins - 1800, au début de la manifestation selon nos sources, environ 2500 en milieu d'après-midi - étaient de nouveau présentes dans les rues de Toulouse.

"Mais c'est pour marquer les esprits des gens, à plus long terme, qu'on continue à venir", a-t-il ajouté, mettant en garde contre une "cocotte qui bout dans la société".

A Nantes, les "gilets jaunes" manifestaient avec les syndicats et la Marche pour le climat.

A Montpellier où environ 950 personnes ont défilé dans le calme, une banderole, en tête de cortège, interpellait le gouvernement: "Bloquons Blanquer, Castagnons Castaner, Matons Macron".

"Convergence des luttes " à Strasbourg. Au micro, l'un d'eux a fustigé l'élection de dimanche qui "ne sert qu'à placer les copains ".

Pour le 10e samedi consécutif, la préfecture de police a pris un arrêté interdisant tout rassemblement de personnes se revendiquant des " gilets jaunes " dans le secteur des Champs-Elysées et dans un périmètre comprenant l'Elysée et l'Assemblée nationale. Ils étaient autant à Marseille, selon La Provence.

À Lille, une centaine de "gilets jaunes" défilent dans le calme, selon France Bleu Nord.

À Rouen et au Havre, en Seine-Maritime, ou encore à Marseille (Bouches-du-Rhône), des rassemblements ont été également organisés ce samedi après-midi.

À Caen (Normandie), environ 250 personnes marchent autour du centre-ville, interdit, selon France Bleu Normandie.

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