Le Boeing 737 MAX modifié se fait toujours attendre

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Une réunion était organisée jeudi à Montréal pour permettre à des représentants de la Federal Aviation Administration (FAA) et de Boeing d'informer le conseil d'administration de l'OACI des efforts pour remettre en service le 737 MAX.

L'avionneur avait annoncé la semaine dernière que le correctif était prêt pour la certification. Le régulateur américain a été le dernier à clouer au sol le 737 MAX.

"Ces révélations récentes ont confirmé notre conviction qu'ils savaient que le logiciel MCAS avait des problèmes majeurs avant de livrer le premier avion et qu'ils n'ont pas révélé l'existence de ce logiciel et la manière dont ce dernier a modifié les caractéristiques de vol du 737 Max".

En conséquence: "Nous n'avons pas encore déterminé quelle va être la formation finale des pilotes", a encore dit le responsable, qui va essayer jeudi de retisser le lien de confiance avec ses homologues de 33 pays, dont la Chine, le Canada, l'Union européenne, l'Éthiopie et l'Indonésie.

Cette réunion à huis clos, qui débute vers 9H00 heure locale et doit durer toute la journée, devrait en effet fournir des indices sur les intentions et le degré de confiance que les autres autorités de l'aviation civile portent encore à Boeing ainsi qu'à la FAA.

Les États-Unis et un grand nombre de pays, dont le Canada, divergent sur ce point: les premiers estiment qu'une formation sur ordinateur ou iPad est suffisante pour des pilotes chevronnés quand Ottawa veut rendre obligatoire une formation sur simulateur de vol.

"Jusqu'ici, toutes nos plaintes étaient fondées sur notre conviction que Boeing a agi de façon imprudente et délibérée en ignorant consciemment la sécurité de ses passagers en fabriquant et en livrant des 737 MAX avec des défauts majeurs", ont-ils expliqué.

" Cela prend beaucoup plus de temps qu'anticipé, peut-être veulent-ils s'assurer qu'ils font bien les choses", relève Richard Aboulafia, expert chez Teal Group".

Trois des plus importantes compagnies aériennes chinoises, Air China, China Eastern Airlines et China Southern Airlines, ont ainsi réclamé cette semaine des indemnisations auprès de Boeing au titre des pertes financières générées par l'immobilisation de la flotte et des reports de livraisons des 737 MAX, rapportent Les Echos.

Aucune déclaration commune n'est pas prévue, juste une conférence de presse de Dan Elwell en fin d'après-midi. "Nous continuons d'avoir une bonne relation de travail avec les autres régulateurs", a insisté mercredi M. Elwell.

"Il y a de la méfiance vis-à-vis de la FAA et de Boeing et les informations distillées au goutte-à-goutte sur ce que Boeing savait (.) sont fâcheuses", avance Scott Hamilton, expert chez Leeham. Reste que la FAA n'a pour le moment établi aucun calendrier de retour en vol des 737 MAX 8.

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