France: L'UFC-Que Choisir alerte sur les produits à base de soja

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Les phytoestrogènes, " des protéines bon marché", peuvent aussi se nicher dans des aliments où a priori on ne s'attend pas à trouver du soja. Mais tout ceci ne serait qu'apparence car comme le rappelle l'UFC-Que choisir, " le soja est aussi une source importante de phytoestrogènes (appelés isoflavones dans le cas du soja). Ces protéines bon marché sont ajoutées par les fabricants dans certaines boulettes de viande.

"En laboratoire, elle a mesuré les doses de phytoestrogènes dans 55 aliments courants à base de soja - plats préparés, biscuits, desserts, boissons, apéritifs et sauces - et fait état de " résultats particulièrement préoccupants ", certains produits " excédant très largement les doses maximales admissibles " par rapport aux préconisations de l'Anses, indique l'UFC.

Selon l'UFC - Que Choisir, les phytoestrogènes - des substances produites naturellement par certaines plantes et proches des oestrogènes, hormones féminines - "pourraient être" des perturbateurs endocriniens, c'est-à-dire des agents chimiques capables d'interférer avec le système hormonal et susceptibles de favoriser certains cancers, voire d'agir sur le fœtus ou la fertilité.

L'association cite notamment une boisson au soja dont un seul verre " apporte à lui seul près de 150% de la dose maximale admissible pour un adulte", ou une " seule poignée de graines de soja toastées pour apéritif qui renferme plus de cinq fois la dose maximale ".

L' UFC-Que choisir a d'ores et déjà saisi l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour améliorer la sécurité des produits à base de soja. Ainsi, sur les 12 produits à base de viande de notre échantillon (boulettes " au bœuf", nuggets " au poulet", tomates farcies ...), 5 d'entre eux apportent dans une portion plus d'un quart de la dose maximale. "Enfin, le " yaourt " végétal Nature soja d'Alpro représente une fois et demie l'apport maximal pour un enfant et suffit à couvrir 75 % de celui d'un adulte".

L'UFC-que choisir recommande de limiter la consommation de produits à base de soja à une portion par jour.

L'association a donc décidé de saisir l'Anses pour qu'elle "réévalue le niveau de risque pour les consommateurs et, si nécessaire définisse des doses maximales d'application obligatoires". Auprès de la DGCCRF, elle demande également de rendre obligatoire l'étiquetage des teneurs en phytoestrogènes présentes dans les produits.

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