Les démocrates, furieux contre Trump, débattent d'une destitution

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Les démocrates évoquent de plus en plus ouvertement la possible destitution de Donald Trump, alors que la Maison-Blanche bloque les efforts du Congrès dans l'enquête parlementaire sur l'affaire russe.

Le président américain n'a pas supporté les accusations de la Démocrate, qui l'a accusé de mener une opération de dissimulation dans le cadre de l'enquête sur les soupçons de collusions avec la Russie pendant sa campagne présidentielle, qui a débouché sur le rapport du procureur spécial Robert Mueller.

L'affrontement a tourné a la guerre ouverte mercredi entre Donald Trump et les démocrates de plus en plus tentés par une procédure de destitution, une perspective qui semble outrer le président républicain.

Cette nouvelle passe d'armes a fait passer la bataille grondant depuis plusieurs mois entre les démocrates et le républicain en guerre ouverte, menaçant de paralyser un Congrès divisé.

Avec une stratégie en tête chez les chefs démocrates: constituer un dossier assez solide pour décider de la suite, en évitant d'ouvrir dès maintenant une procédure explosive de destitution qui risquerait de diviser le pays à l'orée de la présidentielle de 2020. "Vous vous rendez compte?", s'est indigné le milliardaire républicain, en référence au mot anglais pour destitution: "impeachment". Une déclaration très remarquée puisque la puissante présidente de la Chambre des représentants s'applique au contraire depuis des mois à décourager les élus de son parti favorables à une telle option, trop risquée et impopulaire selon elle.L'argument de la "chasse aux sorcières" Donald Trump a choisi son argument pour décrédibiliser les démocrates: en gaspillant leur énergie à le "harceler " avec leurs enquêtes parlementaires, les démocrates négligent leur travail, et donc les électeurs.

Les chefs démocrates craignent cet angle d'attaque. Comment rendre audible leur message sur la défense du système de santé, l'économie et autres questions qui préoccupent en priorité les Américains, si le débat sur une procédure de destitution brouille toutes les ondes?

D'autant qu'avec un Sénat contrôlé par les républicains, une telle tentative irait droit dans le mur.

En convoquant Hope Hicks le 19 juin devant la commission judiciaire de la Chambre des représentants, les démocrates -qui disposent de vastes pouvoirs d'investigation grâce à leur majorité- ont frappé dans le cercle proche du président. Après la réunion abrégée, les démocrates ont renvoyé la responsabilité de la paralysie politique sur Donald Trump.

Le rapport Mueller a conclu qu'il n'y avait "pas de collusion et pas d'entrave", a encore tweeté M. Trump mardi soir, rappelant qu'il avait laissé M. McGahn témoigner devant M. Mueller.

Premier acte: la convocation par Nancy Pelosi en début de matinée d'une réunion de plusieurs élus démocrates de la Chambre pour débattre, à huis clos, d'une éventuelle procédure de destitution.

De son côté, Mme Pelosi, qui a voulu donner sa version des faits devant la presse, a indiqué que le président, après avoir promis de travailler sur l'infrastructure, "s'est défilé".

Celui "qui pousse le plus en faveur d'une destitution en ce moment, c'est Donald Trump".

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