L'arrêt des soins a commencé, malgré l'opposition de ses parents — Vincent Lambert

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Les manifestants, qui se sont élancés peu avant 21 heures, tenaient pour certains une banderole proclamant "La valeur d'une civilisation se mesure au respect qu'elle porte aux plus faibles" et scandaient les slogans "La vie pour Vincent", "Sanchez assassin (du nom du médecin de Reims qui a signé en avril 2018 la demande d'interruption des traitements), "Vincent est vivant" ou encore "Macron assassin".

"La Cour indique qu'aucun élément nouveau de nature à lui faire adopter une position différente ne lui a été présenté par les requérants", a-t-elle précisé.

L'arrêt des soins de Vincent Lambert, en état végétatif depuis 10 ans, a commencé ce lundi.

Le processus d'arrêt des soins de Vincent Lambert, dans un état végétatif depuis 2008, a débuté ce lundi 20 mai au CHU de Reims, d'après les informations de l'avocat des parents à BFMTV. "Vincent Lambert n'est pas en fin de vie, nourrissez Vincent Lambert", ont notamment scandé les quelque 100 à 150 personnes ayant pris part à ce rassemblement.

Une allusion aux positions inconciliables qui déchirent la famille depuis six ans: d'un côté, les parents, fervents catholiques, un frère et une sœur s'opposent à l'arrêt des traitements; de l'autre, son épouse, Rachel, son neveu, François, et cinq frères et sœurs veulent mettent fin à cet " acharnement thérapeutique ".

Théoriquement, ce lundi, les médecins doivent arrêter les traitements qui maintiennent Vincent Lambert en vie.

De sources médicales, le décès, dans ces conditions, interviendrait d'ici quelques jours à une semaine. ", a réagi Viviane Lambert, la mère de Vincent Lambert, après l'annonce de la Cour d'appel de Paris".

Samedi, les parents avaient exhorté dans une lettre ouverte le président Emmanuel Macron à intervenir pour le maintien des traitements, qualifiant la mort programmée du patient de "crime d'État commis au prix d'un coup de force contre l'État de droit". Seulement des incertitudes et des déchirements, qui ont traversé la famille de Vincent Lambert et traversent tant de familles de France. Ce patient, dans un état grave depuis 10 ans, ne sera plus alimenté ni hydraté. Ils ont saisi un organisme des Nations-Unies, le Comité des droits des personnes handicapées (CDPH), qui a demandé à la France un sursis le temps d'étudier le dossier.

Les parents, qui dénoncent une euthanasie déguisée, ont participé dimanche à une manifestation devant l'établissement où est hospitalisé leur fils.

Père de la loi de 2016 régissant la fin de vie, Jean Leonetti, également premier vice-président LR, estime au contraire que l'arrêt des soins de Vincent Lambert s'inscrit bien "dans le cadre de la loi".

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