Européennes : échange de piques entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron

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Déja, jeudi 9 mai, à l'issue d'un sommet européen, en Roumanie, le chef de l'Etat avait déclaré qu'il mettrait "toute [son] énergie pour que le Rassemblement national ne soit pas en tête".

A neuf jours des élections européennes, Emmanuel Macron a de nouveau pilonné le Rassemblement national (RN), en présentant ses élus au Parlement européen comme "les sortants" dont le bilan "est une catastrophe pour le pays comme pour l'Europe". Il l'assimile aux sortants qui "ont voté contre tous les projets que la France a défendus en Europe y compris pour nous protéger", a-t-il dit, évoquant notamment la question du terrorisme selon les informations relayées par RTL.

"La présidente du RN, perdante au second tour de l'élection présidentielle de 2017 face à Emmanuel Macron, a jugé que le président de la République avait " un comportement très grave ".

"Dans une entrevue accordée au journal Le Parisien, Steve Bannon dit avoir choisi de venir à Paris parce que " de toutes les élections qui auront lieu le week-end prochain en Europe [.] c'est de loin, ici, en France, la plus importante", " à cause du positionnement mondialiste " d'Emmanuel Macron.

"Emmanuel Macron détourne la fonction présidentielle et en abuse pour se comporter en véritable chef de clan", a immédiatement rétorqué sur Twitter la tête de liste RN Jordan Bardella. Celle-ci montre le vice-président autrichien proposer de vendre actifs publics aux Russes en échange de financement de son parti. "Un gang qui a mis la France à feu et à sang", qualifiant le président de "honte". "Sur tout un tas de sujets, leur bilan est une catastrophe pour le pays et pour l'Europe", a insisté le chef de l'État. Emmanuel Macron en a profité pour reprendre sa tradition de "déambuler" dans les rues au contact des habitants, qu'il affectionne lors de ses déplacements en régions et qu'il avait stoppée avec la crise des "gilets jaunes". Je crois que [pour] celles et ceux qui continuent aujourd'hui [à manifester], il n'y a plus de débouché politique. "Nous avons fait notre part de travail, maintenant chacun doit aller voter aux élections et, quand il porte des idées, se présenter aux élections", a-t-il souligné, estimant qu'il avait "apporté des réponses aux Françaises et aux Français sur ce qui avait conduit à ce mouvement".

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