Si Téhéran "veut se battre", Trump prédit "la fin officielle de l'Iran"

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Ryad a accusé l'Iran d'avoir ordonné l'attaque, qui a visé un oléoduc destiné à contourner le détroit d'Ormuz -voie principale des exportations de brut de la région-, que l'Iran menace de fermer en cas de conflit avec les Etats-Unis.

L'Arabie saoudite veut éviter une guerre dans la région, mais se tient prête à réagir avec " force et détermination " après les attaques menées contre ses infrastructures pétrolières, a déclaré dimanche un haut responsable, ajoutant que la balle était désormais dans le camp de l'Iran. "Plus jamais de menaces à l'encontre des Etats-Unis", a lancé le chef d'Etat au milieu d'une salve de missives mêlant politique nationale, diplomatie et agenda médiatique.

Les tensions entre Washington et Téhéran.

" Le royaume d'Arabie saoudite ne veut pas et ne cherche pas la guerre dans la région", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Adel Al-Joubeir.

La dernière sortie de Donald Trump (" les dirigeants iraniens devraient m'appeler ") pourrait prêter à sourire si l'enjeu n'était pas grave... en l'occurrence, rien de moins qu'une nouvelle guerre du Golfe, après de mystérieux " actes de sabotage " dimanche dernier contre quatre navires de commerce dont deux saoudiens dimanche dernier au large des Emirats arabes unis; des attaques de drones, mardi, contre un grand oléoduc en Arabie saoudite, alliée des Etats-Unis, par des rebelles yéménites soutenus par l'Iran; et la menace des EU de déployer un porte-avions, un navire de guerre et une batterie de missiles. Les Etats-Unis ont par exemple renforcé leur campagne de "pression maximale " en annonçant fin avril la fin des dérogations qui permettaient encore à huit pays d'acheter du pétrole iranien sans s'exposer aux sanctions extraterritoriales américaines.

En réponse, l'Iran a réaffirmé sa doctrine de "ni guerre ni négociations".

La presse américaine spécule sur des divergences au sein du cabinet de Donald Trump sur la manière de traiter le dossier iranien. Donald Trump lui-même a dit récemment qu'il avait dû " tempérer " John Bolton.

Les Emirats arabes unis ont aussitôt "salué" cette initiative.

Les alliés régionaux du royaume ont salué l'invitation saoudienne.

L'Iran, également membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), sera absent de la rencontre à Jeddah (ouest).

Les pays de l'Opep sont " unanimes dans leur volonté de continuer à travailler pour arriver à la stabilité entre l'offre et la demande", a indiqué le ministre de l'Énergie saoudien Khaled al-Faleh, dont le pays est le premier exportateur mondial de pétrole. Riyad a néanmoins assuré dimanche que la sécurité de son industrie pétrolière était " solide ".

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