Nouveau vote sur le Brexit début juin — Royaume-Uni

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La Première ministre britannique Theresa May soumettra l'accord de Brexit au vote du parlement dans la semaine débutant le 3 juin, a confirmé dans la soirée du mardi 14 mai le porte-parole de Downing Street.

Le gouvernement et l'opposition travailliste avaient entamé début avril des pourparlers pour trouver un compromis sur la future relation entre le Royaume-Uni et l'UE.

Ce dernier conteste en particulier une disposition de l'accord de Brexit appelée "filet de sécurité" (backstop en anglais) qui vise à éviter le retour d'une frontière physique en Irlande entre le nord, province britannique, et la République d'Irlande, membre de l'UE, en prévoyant le maintien de tout le Royaume-Uni dans une union douanière si aucune autre solution n'est trouvée.

Theresa May espérait avoir le soutien de l'opposition travailliste lors du prochain vote sur le Brexit en juin. Il reproche à Theresa May sa "faiblesse". Pour lui, "l'autorité érodée" de Theresa May remet en cause sa capacité à "concrétiser tout engagement" pris au cours de ces pourparlers. Que les députés adoptent ou rejettent ce projet de loi ne change rien au départ de la cheffe de gouvernement.

Theresa May s'est tournée vers le Labour à la suite du troisième rejet par les députés de son accord de Brexit, et elle espère de cette façon sortir de l'impasse sur ce dossier au parlement britannique.

"En pratique, cela signifie que Theresa May partira d'ici fin juillet au plus tard, pour permettre au parti de choisir un nouveau chef à temps pour la conférence des Tories en septembre", précisait le "Daily Mail", prédisant "une course" au pouvoir qui engendrera des divisions énormes avec "plus d'une douzaine de candidats" attendus. "Bojo", 54 ans, a été l'un des grands artisans de la victoire du Brexit au référendum de juin 2016, dont il tire encore aujourd'hui une grande partie de sa légitimité. Ce qui revient à désigner le nouveau Premier ministre du pays.

Concernant les tensions commerciales sino-américaines, "les informations circulant sur un manque d'intérêt de la Chine pour reprendre les discussions avec les Etats-Unis ont alarmé les investisseurs", a souligné Han Tan, analyste pour FXTM.

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