Washington retire d'Irak une partie de ses diplomates — Tensions avec l'Iran

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La déclaration du commandant des GRI intervient après que le département d'État américain a demandé à son personnel diplomatique non-essentiel de quitter l'Irak, se référant à des informations de services secrets sur une menace "imminente" que fait peser l'Iran sur son voisin.

"Je suis sûr que l'Iran voudra bientôt discuter", a lancé le président américain sur Twitter. "S'ils font quelque chose, ils vont souffrir énormément", avait-il prévenu. Cette menace "est réelle", a-t-il insisté, évoquant notamment la responsabilité de "milices irakiennes sous commandement et contrôle des Gardiens de la Révolution iraniens", l'armée idéologique de la République islamique d'Iran.

L'annonce de cette visite est intervenue le jour où le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo annulait à la dernière minute un déplacement à Berlin pour rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel.

Prié de dire si Téhéran était impliqué dans ces menaces aux yeux de l'administration américaine, un responsable a répondu: " C'est directement lié à l'Iran, de multiples flux de menaces en lien direct avec l'Iran ". Il avait déclaré avoir reçu des garanties quant à la protection des "Américains dans leur pays ".

Les responsables américains ont assuré que leur décision n'était en revanche pas motivée par une action militaire imminente contre l'Iran ou ses groupes alliés dans la région.

"Chaque contact que j'ai eu avec les plus hauts responsables du gouvernement américain indique qu'il n'y a absolument aucune volonté ou intérêt pour un conflit militaire avec quiconque", a déclaré le premier d'entre eux.

D'autant qu'elle a été plongée dans l'embarras par le général Chris Ghika, un porte-parole britannique de la coalition internationale, sous commandement américain, présente en Irak et Syrie pour lutter contre les jihadistes, qui a démenti mardi toute "aggravation de la menace posée par les forces pro-iraniennes ".

New York (États-Unis), de notre correspondant. Et les compliments associés à la circonstance ne sauraient masquer les tensions entre deux hommes que tout aurait dû rapprocher.

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