Incidents médicaux suspects: la garde à vue de l'anesthésiste de Besançon prolongée

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Le Dr Frédéric Péchier, anesthésiste réputé des cliniques de Besançon, est-il l'auteur de dizaines d'empoisonnements de patients? Clamant son innocence, il avait toutefois été placé sous contrôle judiciaire, avec une interdiction d'exercer.

Voici ce que l'on sait de cette affaire qui pourrait prendre une tout autre dimension. Parmi ces " événements indésirables graves " (EIG), selon la terminologie médicale officielle, quinze décès, affirme mercredi Le Parisien.

En mars 2017, Frédéric Péchier, médecin-anesthésiste de Besançon a été mis en examen pour l'empoisonnement de sept patients.

Ce sont ces cas sur lesquels il est désormais interrogé, sa garde à vue de 24 heures étant susceptible d'être prolongée d'autant ce mercredi matin par le parquet. L'audition ne pouvant excéder 48 heures, l'interrogatoire s'achèvera au plus tard jeudi vers 9 heures, selon Étienne Manteaux.

Un médecin-anesthésiste de Besançon, Frédéric Péchier, a été placé en garde à vue mardi matin pour être interrogé sur des cas d'empoisonnements de patients.

Parallèlement à la garde à vue, la direction ainsi que des personnels de la clinique Saint-Vincent de Besançon, où a exercé Frédéric Péchier, de même que des patients et des proches de patients sont entendus par les enquêteurs, épaulés par ceux de l'office central de répression contre les violences aux personnes, a indiqué à l'Agence France-Presse une source proche du dossier. L'avocat ajoute que l'on est "très en-dessous d'une cinquantaine de cas" suspects. L'enquête porte sur "une cinquantaine d'événements indésirables graves signalés". "Le médecin " collabore " et maintient " qu'il n'a jamais été impliqué de près ou de loin dans un empoisonnement", a ajouté le pénaliste. On ne veut pas un coupable à tout prix. Ils avaient pourtant fait des arrêts cardiaques, deux étant décédés et les cinq autres ayant pu être ranimés.

L'enquête conduite dans le cadre de la première information judiciaire avait établi que les patients avaient reçu des doses létales de potassium et d'anesthésiques, administrées volontairement.

Le docteur Péchier n'était pas en charge des patients lors des incidents médicauxL'enquête qui a débuté il y a deux ans, a démontré que le docteur Péchier n'était pas en charge des patients. Le fait que l'anesthésiste ait exercé dans les deux établissements où les incidents opératoires s'étaient produits et qu'il ait parfois posé le bon diagnostic pour ranimer ces malades en arrêt cardiaque le désignait comme principal suspect pour les enquêteurs. Ceux-ci le soupçonnent d'avoir sciemment modifié les poches d'injection de confrères afin de créer des incidents opératoires pour exercer ensuite ses talents de réanimateur.

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