Glyphosate : le rapport qui pourrait tout remettre en question

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Un nouveau rapport sera rendu au Sénat ce jeudi 16 mai, et il jette un pavé dans la mare: il va totalement à l'encontre des mises en garde de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur cet herbicide mondialement utilisé.

Les différentes études publiées ces dernières années sur le glyphosate, herbicide controversé qui est notamment le principe actif du RoundUp, fabriqué par Monsanto, ont fourni des résultats divergents, certaines le classant comme " cancérogène probable", d'autres non. Selon un sénateur UDI de Haute-Garonne, interviewé par la Dépêche du Midi, " aucune étude scientifique ne prouve formellement la cancérogénicité du glyphosate, ni en France, ni en Europe, ni dans le monde", affirme-t-il.

"Il n'y a pas de rapport sur le glyphosate, (.) il a un rapport sur lequel a travaillé le sénateur Médevielle, qui porte sur le fonctionnement des agences d'évaluation des risques sanitaires", a expliqué sur France inter le député LaRem Cédric Villani, premier vice-président de l'Opecst.

Ce même Office a donc démenti vouloir "rouvrir le débat sur l'interdiction du glyphosate ": "il n'appartient pas à l'OPECST de formuler une vérité scientifique officielle ou de procéder par lui-même à des travaux de recherche ". "Les parlementaires ont repris le discours prémâché de Monsanto et la façon dont ils analysent les études scientifiques (.) ils oublient que le glyphosate ne s'analyse pas seul, mais avec ses adjuvants (.) c'est ce cocktail qui en fait sa dangerosité", dit José Bové slon qui il serait " intéressant de savoir si les parlementaires ont été approchés ".

Fin 2017, les Etats membres de l'Union européenne ont renouvelé pour cinq ans la licence du glyphosate. Cette question ne cesse de secouer le monde politique et scientifique. Il provient d'une fuite du cabinet de lobbying et de relations publiques Fleishman-Hillard, "mandaté par Monsanto pour l'assister dans sa défense du glyphosate". Ce dernier s'est exprimé ce week-end dans La Dépêche.

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