Le président du Faso a reçu les otages libérés du 10 mai

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"Trois vies sacrifiées pour sauver deux Français": c'est ainsi que le site d'information 24 heures au Bénin a choisi de titrer son éditorial, après l'opération militaire qui a permis de libérer deux otages français vendredi 10 mai. Le lendemain, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian laissait entendre à l'antenne d'Europe 1 que le comportement de deux touristes français enlevés au Bénin, qui faisaient partie du groupe d'otages libérés, avait contribué à la mort des deux soldats. L'otage sud-coréenne a été ramenée avec eux en France.

" Certainement, aurions-nous dû prendre davantage en compte les recommandations de l'État et la complexité de l'Afrique". Les deux militaires qui ont été tués pendant l'opération, le maître Cédric de Pierrepont et le maître Alain Bertoncello, qui faisaient partie d'une unité d'élite de la Marine française, ont été salués comme des " héros " par l'ensemble de la classe politique.

Emmanuel Macron a accueilli samedi sur la base aérienne de Villacoublay les deux ex-otages.

Un hommage national sera rendu mardi à Paris aux deux militaires tués au cours de l'intervention.

Après la libération par les forces spéciales françaises de quatre otages, dont deux Français enlevés au Bénin au début du mois, l'identité des preneurs d'otages est encore inconnue.

"Nous avons soumis notre plan d'action au chef au chef d'état-major des armées, qui l'a immédiatement approuvé et proposé à la décision du président de la République, tandis que les avions décollaient au moment même où le chef de l'État nous donnait le feu vert", a raconté le vice-amiral.

Le gouvernement annonçait le 10 mai qu'une opération de libération d'otages au Burkina Faso avait coûté la vie à deux militaires français. Emmanuel Macron, entouré de la ministre des Armée Florence Parly ainsi que du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, avance sur le tarmac pour aller les accueillir.

"On voulait remercier les autorités françaises et celles du Burkina d'avoir participé à notre libération pour que nous soyons loin de tout cet enfer que nous avons vécu", a déclaré Laurent Lassimouillas, un des deux ex-otages français libérés dans le nord du pays.

"Ce que l'on peut dire c'est qu'il y a deux mouvements terroristes principaux qui opèrent dans cette zone et qui sont affiliés pour l'un à Al Qaïda, pour l'autre à l'EIGS (État islamique au Grand Sahara)", a déclaré Florence Parly.

Les attaques jihadistes, concentrées initialement dans le nord du Mali, se sont étendues vers le centre du pays puis vers le Burkina Faso et menacent désormais les pays côtiers du Golfe de Guinée, jusque-là épargnés.

" Il a rappelé tout l'intérêt de la coopération entre le Burkina Faso et la France, notamment sur la question de la sécurité au Sahel".

"La zone où étaient nos compatriotes était considérée depuis déjà pas mal de temps comme une zone rouge, c'est-à-dire une zone où il ne faut pas aller, où on prend des risques majeurs en allant", a ainsi affirmé le chef de la diplomatie française avant de rappeler l'utilité des "conseils aux voyageurs" du Quai d'Orsay.

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