En Roumanie, les 27 s'engagent pour l'avenir de l'UE

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" Du fait de son importance fondamentale pour l'avenir de l'Europe, comme défi et comme opportunité, la lutte contre le changement climatique doit être la clef de voute de l'agenda stratégique européen pour la période 2019-2024", affirme le texte signé le 7 mai par les huit pays.

Un programme suffisamment consensuel pour permettre aux chefs d'État et de gouvernement d'afficher une image d'unité au moment où beaucoup d'observateurs s'interrogent sur les fragilités d'une construction européenne mise à mal par le Brexit, la poussée des nationalismes ou les ratés du moteur franco-allemand.

Dans une déclaration commune, les 27 se sont engagés notamment à "défendre une seule Europe", "à rester unis envers et contre tous", "à rechercher des solutions communes" et "à faire de l'Europe un acteur de premier plan responsable sur la scène mondiale". Et d'éviter de parler du départ britannique, qui a accaparé bon nombre de leurs derniers sommets. Ils doivent plancher dans l'après-midi sur leur "agenda stratégique" des cinq prochaines années.

La date choisie du 9 mai correspond à l'anniversaire de la déclaration prononcée par le Français Robert Schuman en 1950, où il proposa la création d'une Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA), l'ancêtre de l'UE. "Nous avons perdu notre libido", a récemment regretté le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, qui a participé mercredi à Sibiu à un débat avec des centaines de jeunes Européens.

Tusk souhaite que les Etats membres se mettent d'accord avant la fin juin sur le nom du successeur de Jean-Claude Juncker, dont le mandat à la tête de la Commission européenne s'achève fin octobre.

Mais le choix du candidat soumis au vote des eurodéputés appartient lui au Conseil européen, l'instance réunissant les dirigeants des États membres, qui ont toujours refusé de promettre qu'ils le désigneront parmi l'un des " Spitzenkandidaten ".

À Sibiu, le président du Conseil européen, Donald Tusk, devrait "informer les dirigeants sur la façon, dont il compte organiser le processus de nomination des prochains dirigeants des institutions de l'UE", a expliqué une source européenne. La France en particulier qui tient, jusqu'à présent, à garder la main politique sur cette élection, comme sur les nominations aux postes de la présidence du Conseil, de la Banque centrale européenne et de chef de la diplomatie européenne.

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