Sri Lanka : l’EI revendique et relance la thèse d’une aide extérieure

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Alors que le bilan de la série d'attentats-suicides dans des hôtels de luxe et des églises du Sri Lanka s'est alourdi à 290 morts et 500 blessés, l'état d'urgence a été décrété.

Les commentaires de M. Wijewardene ont été faits peu de temps avant que le groupe armé État islamique (EI) eut affirmé qu'il était responsable des attentats à la bombe perpétrés à l'intérieur et à l'extérieur de Colombo, qui ont tué plus de 320 personnes.

Les autorités locales avaient initialement attribué le bain de sang au mouvement islamiste local National Thowheeth Jama'ath (NTJ). Dès lundi, un compte Telegram pro-EI diffusait les photos de trois des kamikazes présumés, doigt d'une main levé vers le ciel, kalachnikov dans l'autre, sous le titre: "trois de nos frères commando au Sri Lanka", a rapporté le Site Institute.

Selon les policiers, ces suspects, qui sont morts dans les attaques, opéraient une "cellule terroriste" familiale et jouaient un rôle-clé au sein du NTJ. De nouvelles arrestations se sont en effet déroulées dans la nuit de mardi à mercredi: " Nous avons mené des opérations dans trois lieux et arrêté 17 suspects ", a indiqué un porte-parole, Ruwan Gunasekera. Les premiers éléments de l'enquête montrent qu'ils ont été commis "en représailles" au carnage des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande, a déclaré mardi le vice-ministre srilankais de la Défense.

Le Sri Lanka est revenu ce mardi sur la mort d'un Français dans les attentats qui ont frappé le pays durant le week-end de Pâques.

Les trois plus grands transporteurs aériens en Chine accordent des dérogations complètes pour les annulations et les demandes de report des passagers ayant réservé avant dimanche des vols à destination ou en provenance de Colombo.

Au moins 39 étrangers sont morts, selon un haut responsable de la police, parmi lesquels dix citoyens indiens, quatre Américains.

Les agences de voyages basées en Chine n'ont signalé aucune victime parmi leurs clients en visite au Sri Lanka au moment des explosions, et ont pris des mesures pour protéger les visiteurs chinois et permettent aux autres pas encore partis de modifier leurs plans.

Le président Maithripala Sirisena est en très mauvais termes avec le Premier ministre Ranil Wickremesinghe, qu'il a limogé l'an dernier avant de devoir le rétablir dans ses fonctions sur décision de la Cour suprême.

Un avertissement avait enfin été envoyé il y a onze jours aux services de police selon lequel le NTJ s'apprêtait à attaquer des églises et l'ambassade d'Inde à Colombo. Un élément qui pourrait relancer la crise au sommet de l'État sri-lankais.

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