Boeing paie l'immobilisation du 737 MAX au prix fort

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L'agence de régulation américaine de l'aviation civile (FAA) a annoncé qu'elle organisait à partir du 29 avril un examen technique conjoint des modifications apportées au Boeing 737 MAX, auquel participeront des représentants de neufs autorités internationales du secteur aérien.

Le PDG Dennis Muilenburg devrait donner un calendrier -date de soumission, retour en service - lors d'un oral très attendu devant la communauté financière vers 14H30 GMT, selon une source industrielle.

" Boeing fait des progrès solides pour une certification finale du logiciel", a assuré mercredi le groupe, disant travailler " étroitement " avec les régulateurs à travers le monde et les compagnies aériennes, dont la plupart ont déjà annulé des vols programmés de cet avion jusqu'à une partie de l'été.

Boeing traverse actuellement sa plus grave crise depuis l'immobilisation au sol en 2013, pendant quatre mois, de la flotte du long courrier 787 Dreamliner pour un problème de batterie. Cinq mois plus tôt un accident survenu sur un 737 Max de la compagnie Lion Air avait fait 189 morts.

Ces deux tragédies ont entraîné l'immobilisation au sol de cet avion et soulevé des interrogations sur sa certification.

L'impact du 737 MAX est important dans la division aviation civile, dont le chiffre d'affaires trimestriel a diminué de 8,67 % à 11,8 milliards de dollars pour une marge de 9,9 % contre 10,9 % au premier trimestre 2018. Une enquête a été ouverte aux États-Unis par le ministère de la Justice, tandis que le département des Transports examine sa procédure de certification.

L'immobilisation de cet avion a causé un recul de 13,2 %, à 2,1 milliards de dollars, du bénéfice net de Boeing au premier trimestre et une baisse de 1,98 %, à 22,9 milliards, du chiffre d'affaires. Dans les deux cas, le système antidécrochage MCAS avait été mis en cause. Il affirme avoir déjà effectué plus de 135 essais en vol. Le constructeur aéronautique américain vient de publier ses résultats pour les trois premiers mois de 2019 et, sans surprise, le constat est plutôt sombre.

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