Dans sa jeunesse, Loiseau a été candidate sur une liste d'extrême droite

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"Dire aujourd'hui avec sincérité que ces colistiers que je ne connaissais pas et que je n'ai jamais revus, s'ils sont devenus d'extrême droite, je n'y peux rien et ne m'en juge pas responsable, c'est d'après certains internautes 'ne pas assumer un passé d'extrême droite'".

La tête de liste de La République En marche (LREM) aux élections européennes, Nathalie Loiseau, s'est attiré les railleries de l'opposition ce mardi, après des révélations de Médiapart selon lesquelles elle s'était engagée dans sa jeunesse aux côtés de militants d'extrême droite.

L'UED est "un syndicat étudiant né sur les cendres du GUD", Groupe union défense, organisation étudiante française d'extrême droite réputée pour ses actions violentes dans les années 1970-1980.

Elle a expliqué au site d'information avoir été "approchée pour participer à une liste qui voulait accentuer le pluralisme à Sciences-Po, et qui cherchait des femmes" et ne s'est pas "plus que cela intéressée à cette liste".

A un mois des élections européennes du 26 mai, l'opposition a rapidement réagi. "Quand la question m'a été posée la première fois, je dois dire que je ne me souvenais même plus de cette liste", a-t-elle assuré. "J'ai dit oui. J'aurais sans doute dû regarder de plus près de quoi il s'agissait", a-t-elle déclaré au média, assurant ne pas s'être "plus que cela intéressée à cette liste".

Même tonalité chez Ian Brossat, tête de liste du PCF: " On a le droit de changer d'avis, mais pour une formation politique qui fait toute sa com' autour de l'idée qu'elle constitue LE rempart face à l'extrême droite, ça fait drôle...", a-t-il fait remarquer. Sur franceinfo, elle a indiqué qu'"avoir figuré sur une liste où il y avait des gens d'extrême droite, c'est une vraie connerie". "Vouloir faire de moi quelqu'un qui soit proche de l'extrême droite".

La candidate aux élections européennes, qui se présente comme un rempart contre Marine le Pen, chef de file du RN aux élections de mai prochain, a d'abord nié les faits avant de répondre qu'elle avait " complètement oublié cet épisode ". "Je ne lui en ferai pas le reproche, je crois que chacun peut avoir son itinéraire, mais ça oblige un peu d'humilité et à un peu de simplicité", a estimé François-Xavier Bellamy, tête de liste LR, sur Radio Classique, en critiquant "cet espèce de discours moralisateur" de Mme Loiseau opposant progressistes et populistes dans le cadre de la campagne.

"Emmanuel Macron vous propose de choisir une repentie venue de l'extrême droite qui veut fermer la porte aux réfugiés plutôt que l'extrême droite qui veut fermer la porte aux réfugiés".

Benoît Hamon, quant à lui, relève que Nathalie Loiseau a été candidate d'extrême droite "à son insu".

Interrogée mardi à la mi-journée par France Info, la tête de liste de la majorité redit avoir commis une "erreur".

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