Gilets jaunes: 60 000 policiers et gendarmes mobilisés samedi

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Plusieurs figures des Gilets jaunes, Éric Drouet, Maxime Nicolle et Jérôme Rodrigues, considérés comme la " frange la plus dure " du mouvement selon le préfet de police ont appelé à rejoindre les manifestations à Paris, à l'inverse des samedi précédents.

Le président Emmanuel Macron recevait le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner samedi midi à l'Elysée pour un "point de situation" sur cette nouvelle journée de mobilisation des "gilets jaunes", a-t-on appris auprès de la présidence.

Dans la capitale, deux secteurs seront interdits à la manifestation samedi: les Champs-Élysées mais aussi Notre-Dame et ses abords après l'incendie qui a en partie détruit la cathédrale.

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"À nouveau la menace est sérieuse et appelle à un dispositif renforcé", a déclaré le ministre, qui a annoncé le déploiement de plus de 60 000 policiers et gendarmes, samedi. Les forces de l'ordre appliqueront les mesures prévues par la récente loi dite " anticasseurs " adoptée en mars, notamment l'interpellation de manifestants au visage dissimulé et les fouilles renforcées. Malgré une baisse de la mobilisation ces dernières semaines, la capitale girondine reste un bastion des gilets jaunes. "On ne sent pas un bouillonnement comme on avait senti le 16 mars, notamment du côté de l'ultragauche", ajoute-t-il, s'attendant à ce qu'ils "préservent leurs forces pour le 1er mai". Leur objectif affiché est clair: "reproduire le 16 mars".

Sur Facebook, certains "gilets jaunes " disent espérer pouvoir concilier le respect de "l'émoi national " suscité par Notre-Dame avec la dénonciation de la politique du chef de l'État, dont ils réclament la démission à longueur de samedis.

Le préfet de police Didier Lallement a indiqué vendredi avoir reçu trois déclarations de manifestations.

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