Ce que comptait annoncer Emmanuel Macron Le Point • 16/04/2019 à 15:25

Share

"L'Elysée ne confirme ni ne commente les fuites dans la presse au sujet de la sortie du grand débat national", a réagi la présidence, après la diffusion du texte par plusieurs médias. "(.) Nous allons dans chaque région lancer un travail profond avec les élus et les forces vives afin de simplifier le millefeuille de notre organisation selon le modèle adapté à chacun", détaille-t-il, annonçant "d'ici à la fin de l'année" ce "nouveau projet de décentralisation et de différenciation".

Le chef de l'Etat demandera également aux Français de travailler encore plus...

C'est un carton rouge pour Nicolas Dupont-Aignan qui a été le premier à annoncer qu'il suspendait sa campagne pour les européennes, dans un esprit de concorde nationale après l'incendie de Notre Dame. En tout état de cause, elle devra probablement être préenregistrée afin qu'Emmanuel Macron puisse évoquer la terrible actualité.

Autre mesure phare qu'Emmanuel Macron avait prévu d'annoncer: un moratoire sur des hausses d'impôts, ainsi qu'une baisse de l'impôt sur le revenu.

Emmanuel Macron souhaite des référendums d'initiative citoyenne (RIC), réclamés par les gilets jaunes mais limités à des sujets locaux, un référendum d'initiative partagée simplifié et une convention citoyenne tirée au sort.

Selon le discours de son allocution, Emmanuel Macron souhaite "baisser les impôts des classes moyennes" en finançant cette mesure notamment par la "suppression de certaines niches fiscales". Et par ailleurs, pas question de faire revenir l'ISF. Comme il s'y était déjà engagé par le passé, une évaluation de cette réforme sera engagée afin, éventuellement, de la corriger. Il est en outre "favorable à ce qu'on puisse rendre plus accessible, en en simplifiant les règles", le référendum d'initiative partagée (RIP), prévu par la Constitution mais extrêmement compliqué à mettre en œuvre. Un projet de RIP contre la privatisation du groupe ADP est actuellement défendu par une coalition parlementaire d'opposition.

Pour permettre aux Français de "participer plus fortement à la décision", "une convention de 300 citoyens tirés au sort" sera enfin installée "dès le mois prochain", en mai, avec la tâche de "travailler à la transition écologique et aux réformes concrètes à prendre", devait-il annoncer.

Ce devait être l'un des engagements forts de cette allocution présidentielle. Emmanuel Macron explique notamment ne plus vouloir "aucune fermeture d'école et d'hôpital jusqu'à la fin du quinquennat", "sauf demande des maires". Autre grande annonce qui aurait dû être faite lundi soir: des classes de 24 élèves maximum de la grande section de maternelle au CE1.

Cette prime, annoncée en décembre et dont le versement était possible jusqu'au 31 mars, est dans son format actuel ouverte aux salariés touchant jusqu'à 3.600 euros mensuels net.

"La prime exceptionnelle que nous avons créée à la fin de l'année dernière, sera pérennisée chaque année", selon le verbatim du projet de discours. L'objectif? Afficher l'image d'un président " paternaliste", au plus près de la population légitimement choquée par les images montrant, en direct, près de 1000 ans d'Histoire partir en fumée. Dans le budget 2019, une hausse de 0,3% des pensions était prévue, bien loin du niveau de l'inflation (estimé à 1,6%).

Share