Algérie : le président du Conseil constitutionnel Tayeb Belaiz a remis sa démission

Share

Après le décès de Mourad Medelci, prédécesseur de Tayeb Belaïz à la tête du Conseil constitutionnel, ce dernier a aussitôt été propulsé au point culminant de la pyramide des institutions chargées de valider et de faire aboutir l'option du 5e mandat d'Abdelaziz Bouteflika. Tayeb Belaiz, le président du Conseil constitutionnel, a présenté sa démission mardi. Des millions d'Algériens sont sortis ces deux dernières semaines pour réclamer leur départ.

M. Belaiz avait déjà présidé le Conseil constitutionnel de mars 2012 à septembre 2013. Ils attendent d'autres annonces de démission des proches de Bouteflika. Il était, jusqu'à hier matin, l'un des plus importants personnages chargés de conduire la transition et de préparer l'élection présidentielle du 4 juillet prochain. Un signe des plus forts du fait que lors de ses derniers discours, le général de corps d'armée insistait sur la transition actuelle et l'application de l'article 102 de la Constitution. Tout comme ceux de Noureddine Bedoui et d'Abdelkader Bensalah.

Belaiz, un fidèle du président Abdelaziz Bouteflika, qui a lui-même démissionné le 2 avril sous la pression conjuguée de l'armée et de la rue, "a prévenu" le Conseil constitutionnel "qu'il avait présenté sa démission (...) au chef de l'Etat" par intérim Abdelkader Bensalah, d'après la TV nationale. Bensalah, qui a pris, contre son gré, l'intérim de la présidence de l'État, n'était absolument pas opposé à une démission.

Share