Uber voudrait lever 10 milliards de dollars pour son entrée en Bourse

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En tout état de cause, une entrée en Bourse d'une telle ampleur sonnerait comme une revanche pour Uber et une marque de confiance des marchés pour son patron Dara Khosrowshahi, nommé en 2017 pour succéder au fondateur Travis Kalanick, poussé vers la sortie par des investisseurs inquiets des scandales. Ces documents décrivent une entreprise mondiale dont la croissance plafonne.

Après la présentation publique, Uber commence par une série de présentations à l'intention des investisseurs, appelées roadshows, à partir desquelles Reuters annonce que le lancement débutera dans la semaine du 29 avril au début du mois de mai. Parmi les autres entrées en Bourse de " licornes " (entreprises non cotées valorisées à plus d'un milliard de dollars) les plus attendues, figurent nombre de groupes technologiques situées à San Francisco: le VTCiste Lyft, le spécialiste de la messagerie d'entreprises Slack, la plate-forme de photos Pinterest, le spécialiste de la location saisonnière Airbnb. L'action d'Uber devrait coûter entre 48 et 55 $ le titre, soit une valorisation comprise entre 90 et 100 milliards de dollars. Uber a perdu 3,03 milliards de dollars (excluant un) résultat opérationnel en 2018.

Le groupe américain a réalisé un chiffre d'affaires de 11,3 milliards de dollars en 2018, en hausse de 42%, après une croissance de 106% l'année précédente.

Alors que les investisseurs potentiels d'Uber vont pouvoir se plonger dans les chiffres fournis par l'entreprise au gendarme de la Bourse américaine, on apprend que l'objectif d'Uber serait de lever 10 milliards de dollars le jour J.

L'entreprise qui valait 100 milliards. Ils parient aussi sur la conduite autonome, sur laquelle travaillent les deux firmes.

Les premiers pas difficiles de l'application concurrente Lyft ne sont pas étrangers au rabotage du prix estimé de l'IPO d'Uber.

Présent dans quelque 65 pays, Uber fait néanmoins toujours face à de gros défis, contesté, souvent en justice par les taxis traditionnels ou poursuivi par des chauffeurs.

Parts de marché: plus de 65% aux Etats-Unis et au Canada. Le géant revendique 50% au Moyen-Orient (chiffre qui pourrait augmenter avec le rachat de son concurrent Careem) et en Inde.

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