Les intentions d'embauches au plus haut

Share

Bonne nouvelle pour l'emploi. Le baromètre de Pôle emploi sur les besoins en main-d'oeuvre publié ce jeudi fait ressortir des intentions d'embauches à nouveau en hausse de près de 15 % en 2019, à +350.000, hors administrations d'Etat et certaines entreprises publiques. "Cette évolution s'explique à la fois par la hausse du nombre moyen de projets" d'embauche par entreprise "qui est passé de 3,9 en 2018 à 4,3 en 2019, et par l'augmentation de la proportion" d'entreprises "prévoyant d'embaucher (26,4% en 2019 contre 25,9% en 2018)", explique Pôle emploi. Les intentions d'embauche progressent de 14,8 % pour 2019, selon l'enquête annuelle de Pôle emploi. En 2019, 65% des projets de recrutement correspondent à des emplois durables (CDI et CDD de plus de 6 mois).

Plus forte dans les établissements de taille moyenne, cette dynamique concerne particulièrement la construction (+26 %), l'industrie (+20 %) et les services aux entreprises (+34 % pour le transport et la logistique).

Mais voilà, les entreprises savent très bien qu'elles ne vont pas trouver chaussures à leurs pieds si facilement pour concrétiser tous ces projets de recrutement, en raison de fortes tensions sur le marché du travail.

Les projets de recrutements sont en hausse de 11 % dans le commerce (avec une forte demande dans les métiers de l'hôtellerie-restauration), 8 % dans l'agriculture.

Une progression de 9,1%, même si projet de recrutement de veut pas dire embauche ferme à l'arrivée. En tête des métiers où les difficultés sont les plus élevées, les carroseurs automobiles, les couvreurs zingueurs, les plombiers chauffagistes mais aussi les aides à domicile.

"Il y a une forte augmentation des emplois dans les services aux particuliers et la santé humaine et l'action sociale qui devient le premier pôle de recrutement".

Les trois quarts des employeurs s'attendent à ce que ces difficultés soient liées au profil inadéquat des candidats (manque d'expérience, de motivation, de compétences, etc) et 35% lient cette difficulté aux conditions de travail proposées.

Cette enquête vient confirmer une autre publiée en décembre par l'Insee, qui soulignait que les difficultés de recrutement retrouvaient "un niveau proche de celui atteint en 2008", avant la crise.

Pour résoudre ces difficultés, près de six établissements sur dix (contre seulement 38 % en 2018) se déclarent prêts à rendre leur offre d'emploi "plus attractive" en jouant sur la flexibilité des horaires, en augmentant le salaire ou en proposant divers avantages. Fin 2018, 49 % des entreprises disaient faire face à des "barrières à l'embauche".

Share