Ouverture des bureaux de vote en Israël pour les élections législatives

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"Ce samedi, Donald Trump s'est montré prudent sur l'issue des législatives israéliennes, prévoyant un scrutin " serré " entre Benjamin Netanyahu et son principal concurrent, Benny Gantz".

Micol Tsadok, 40 ans, votera elle "probablement" pour la Droite unie, alliance de partis nationalistes religieux, parce qu'ils "sauront faire ce que j'attends d'eux, et mettre de l'ordre dans cette histoire entre juifs et Arabes".

Quelque 6,3 millions d'électeurs sont appelés jusqu'à 22 heures (21 heures en Suisse) à élire les 120 députés qui les représenteront à la Knesset.

Interrogé vendredi à propos des détails de ce plan de paix que doit proposer l'administration américaine dans la foulée des élections législatives prévues mardi en Israël, M. Nétanyahou a assuré savoir " ce qui devrait (y) figurer ".

Ce dernier est plus que jamais en lice pour décrocher un cinquième mandat de Premier ministre alors que l'annonce au début de la campagne électorale de sa future inculpation dans des affaires de corruption par la plus haute juridiction du pays aurait pu le disqualifier.

Comme tout au long de sa campagne, M. Netanyahou a réduit ses adversaires à des "gauchistes" alors que Bleu-blanc se situe plutôt au centre-droit. Le Parti travailliste est en déclin et le Meretz, unique formation à réclamer la création d'un Etat palestinien, a une audience réduite. Il a opposé à leur inexpérience internationale sa stature de dirigeant parlant d'égal à égal aux grands de ce monde.

D'après la chaîne CH 12 TV, "Bleu et blanc" obtiendrait quatre sièges de plus que le Likoud.

Son challenger s'est en tout cas servi de l'apparente dynamique.

Il a continué à jouer de son image réconciliatrice après les divisions semées selon lui par les années Netanyahou. Ce n'est pas la droite qui est en danger.

Les experts mettent en garde contre les conclusions hâtives tirées des sondages. Ils citent aussi le risque que certaines listes supposées s'allier au Likoud ne franchissent pas le seuil de 3,25% des voix requis pour être représentées. "Personne ne part avant la fin, avant la dernière seconde". Il s'est demandé pourquoi le Premier ministre sortant, si telle est réellement sa volonté, n'a pas agi dans ce sens "pendant les 13 années durant lesquelles il était au pouvoir (...)". Benjamin Netanyahu a dit vouloir passer à la "prochaine étape" en revendiquant la Cisjordanie, faisant référence à la volonté du président américain Donald Trump de reconnaître la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, territoire syrien occupé depuis 1967.

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