Israël. Netanyahu évoque l’annexion des colonies en Cisjordanie

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La Ligue arabe a appelé lundi à une réaction internationale décisive contre les dernières déclarations du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou sur l'annexion des colonies israéliennes de peuplement en Cisjordanie s'il est désigné pour un nouveau mandat lors des élections du 9 avril.

Cette annexion, en dépit du droit international, qui ne reconnaît pas ces implantations dans les territoires occupés depuis 1967, ruinerait toute volonté de régler le conflit israélo-palestinien par la solution à deux États.

Les deux principaux candidats aux législatives de mardi en Israël jettent leurs dernières forces dans la bataille incertaine, Benjamin Netanyahou en agitant le spectre d'une défaite de la droite, le général Benny Gantz en promettant de mettre fin au règne du Premier ministre sortant.

Arieh Deri, chef de file du parti ultra-orthodoxe Shass, a taxé M. Netanyahou "d'ingratitude", alors que Shass lui avait promis son soutien pour former un gouvernement après les élections.

"J'ai dit (à Donald Trump) qu'il ne devrait pas y avoir le retrait ne serait-ce que d'une seule colonie" dans ce plan, avait-il déclaré à la chaîne TV israélienne 13.

"Le maintien du contrôle (israélien) sur tout le territoire à l'ouest du (fleuve) Jourdain" est une autre condition israélienne avant la mise en place de tout plan de paix initié par les Américains, selon M. Netanyahu. "Et si le plan propose le retrait des colonies, Israël n'y souscrira alors pas", a-t-il prévenu. Plus de 400 000 Israéliens habitent dans les colonies de Cisjordanie et quelque 200 000 à Jérusalem-Est.

"Au fait, qui va gagner la course?" "Je pense que ça va être serré", a-t-il ajouté.

Mais il a rappelé qu'il était aux côtés de M. Netanyahu à la Maison Blanche le 25 mars "pour reconnaître la souveraineté d'Israël" sur la partie du Golan syrien occupée par l'Etat hébreu. Du coup, l'éventuelle victoire du Premier ministre, déjà accusé de corruption et de penchants autoritaires, en devient encore plus dangereuse. Benny Gantz, qui a fondé une nouvelle liste centriste "bleu-blanc", est néanmoins en tête dans les derniers sondages.

Au cours d'une campagne où le Likoud aura lâché un feu roulant d'attaques contre M. Gantz, M. Netanyahu se sera prévalu de sa trempe d'homme fort, de ses réussites diplomatiques, de sa proximité avec le président Donald Trump, et d'une croissance économique continue.

"L'administration palestinienne a immédiatement réagi aux propos " inacceptables " de Netanyahu".

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