Le rapport qui épingle les fonctionnaires — Temps de travail

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Les fonctionnaires pointés du doigt par l'Inspection générale des finances.

Des fonctionnaires qui travaillent moins que le seuil légal des 35 heures: c'est le constat que fait l'Inspection générale des finances dans un document remis en février au ministre de l'Action et des Comptes public Gérald Darmanin, révèle Le Figaro dans son édition du mardi 26 mars.

Estimant que ce rapport n'est pas "scandaleux", Gérald Darmanin a toutefois indiqué qu'il "souhaiterait que dans la fonction publique d'État et dans la fonction publique territoriale, les fonctionnaires fassent 35 heures comme tous les Français qui travaillent dans une entreprise". Surtout, parmi eux, 190 000 ne donnent aucune justification à ces chiffres.

Pour expliquer ces conclusions, le rapport précise que certains agents bénéficient de régimes dérogatoires liés à la pénibilité de leur travail. Précisément, le rapport pointe le temps de travail des agents des collectivités locales qui travailleraient en moyenne 1 578 heures.

Comme l'écrit Le Figaro, le rapport critique "des dispositifs historiques injustifiés", toujours en vigueur aujourd'hui.

Au ministère de l'Education nationale, ce sont les jours de fractionnement qui permettent aux fonctionnaires d'allonger leurs congés: les agents reçoivent ainsi un jour de congé supplémentaire lorsqu'ils posent cinq jours de vacances entre le 1er novembre et le 30 avril et même deux pour les agents de l'enseignement secondaire, qui ne peuvent pas choisir leurs dates mais doivent se plier au calendrier scolaire.

Autres dispositifs dans le viseur de l'IGF, les "jours de fractionnement".

L'IGF, conclut que si on faisait revenir aux 35 heures les quelque 190.000 fonctionnaires qui ne devraient pas bénéficier de ces dérogations, cela permettrait de réduire les effectifs de 30.000 postes.

Il y a aussi les jours " ministre", des jours de congés supplémentaires accordés aux agents qui sont rattachés aux ministères de l'Intérieur (deux jours), des Affaires sociales (une semaine d'hiver) ou de la Culture (cinq jours au titre de la Semaine Malraux, accordée pour compenser les contraintes liées aux horaires et aux travail les week-ends et jours fériés notamment). Des jours que l'Inspection générale des finances recommande d'ailleurs de supprimer. De même, le rapport suggère de revoir le régime de jours de repos compensateur des policiers et CRS, qui pourrait potentiellement économiser 2 800 postes. Les ministères de l'Éducation, de la Justice et de l'Intérieur particulièrement visés.

Les auteurs du rapport rappellent que les surveillants de prison qui travaillent en horaires décalés voient leur temps de travail limité à 1 582 heures annuelles. En effet, eux travaillent 1 551 heures.

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