L'opposition dénonce un "coup d'Etat" — Présidentielles

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Les douze adversaires du président sortant Azali Assoumani ont publié un communiqué. Nous, candidats, déclarons illégitimes le gouvernement actuel ayant à sa tête le colonel Azali.

- Colonel Soihili Mohamed, candidat à la présidentielle, à l'issue d'une réunion à Moroni. Le plus prometteur: l'avocat Ahamada Mahamoudou.

Les partisans ont été promptement dispersés et les candidats bloqués par la gendarmerie.

Tout au long d'une campagne qu'il a écrasée des moyens de l'Etat, M. Azali, 60 ans, a répété qu'il comptait bien l'emporter dès le premier tour sur ses douze rivaux, nourrissant de forts soupçons de fraude. Selon des témoignages recueillis sur place par l'AFP, ces échauffourées sont liées à la découverte d'urnes remplies et à l'interdiction faite à des assesseurs issus de partis de l'opposition d'exercer leurs fonctions.

Ces incidents ont fait plusieurs blessés, selon ces sources. "C'est une mascarade qui est en train de se jouer à Anjouan". Un responsable de la Commission électorale (Ceni) a confirmé à l'AFP qu'une dizaine de bureaux de vote anjouanais avaient été saccagés. "On m'a dit qu'il y avait eu des problèmes là-bas". Deux ans avant la fin de son mandat, il organise un référendum et modifie la Constitution. Elle prévoit notamment une large autonomie pour chacune des trois îles et instaure une présidence tournante de cinq ans entre Anjouan, Mohéli et Grande-Comore. Le pays est indépendant depuis 1975 seulement.

Mais rien n'y a fait.

Depuis son indépendance, les Comores ont été secouées par une série de coups d'Etat et de crises indépendantistes.

Incapable de s'unir, prise de court par l'accélération du calendrier électoral, décimée par la répression, l'opposition a abordé le scrutin très affaiblie.

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