France: Fermeté du gouvernement face aux mobilisations des " gilets jaunes "

Share

Il a relevé que 233 interpellations avaient eu lieu dans toute la France, 172 placements en garde à vue et 107 personnes verbalisées pour avoir tenté de prendre part à des rassemblements interdits. "Maintenant, on veut manifester dans la ville et si c'est pas possible, on aura un souci (.) mais il n'y a jamais eu de débordements à Nice, et il n'y a pas de raisons que ça change", assure le "gilet jaune" local Stéphane Glaza.

Hormis à Nice, l'acte 19 des "gilets jaunes " se déroule ce samedi 23 mars 2019 dans un calme relatif, notamment à Paris sur les Champs-Elysées quadrillés par un imposant dispositif policier et interdits à la manifestation après les saccages et violences de la semaine précédente.

A Toulouse, quelques dizaines de manifestants qui avaient rejoint la place du Capitole, où la manifestation était interdite, ont été dispersés par des charges policières. À Bordeaux, 19 personnes ont été interpellées pour "détention de matériels offensifs, port d'armes prohibées, jet de projectiles sur les forces de l'ordre et outrage sur personnes dépositaires de l'autorité publique", selon la préfecture. Trois d'entre eux ont été interpellés. L'ultragauche, présente en force à Paris samedi dernier, voulait " se mobiliser mais en privilégiant les manifestations régionales ", avait estimé une source policière. La préfecture a refusé de donner les nombres de manifestants et n'avait pas d'information sur le nombre de blessés, rapportant en revanche sept interpellations.

L'ambiance s'est tendue à la gare, où a eu lieu un premier face-à-face avec un cordon de CRS empêchant les manifestants de dévier du parcours déclaré. Les forces de l'ordre ont alors tiré des grenades de gaz lacrymogène à quelques autres reprises. Des poubelles ont été incendiées, une vitrine de banque brisée et un distributeur vandalisé.

Une vidéo transmise par un correspondant de Sputnik montre un agent de police gisant à terre qui subit un massage cardiaque place de la République. L'interdiction de manifester, justifiée par " le risque manifeste de trouble à l'ordre public", s'étend sur une grande partie de l'agglomération niçoise, dont la promenade des Anglais et l'aéroport, plus ou moins étendue en fonction des jours entre samedi 4 heures et lundi 21 heures. Il est pris en charge par les secours et conduit en milieu hospitalier.

En fin d'après-midi, les manifestants ont tenté d'accéder à la place Pey-Berland.

A Paris, considérée comme l'épicentre de la mobilisation et où convergent les "gilets jaunes " de toutes les régions du pays, un dispositif fort de 6000 membres des forces de l'ordre a été déployé, selon la préfecture de police. La manifestation s'est terminée en début de soirée.

Share