Affaire Benalla : le Sénat saisit la justice

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Il est soupçonné de "faux témoignage", d'avoir menti sur la prise en charge de Benalla à l'Élysée et sur la question du port d'armes.

L'incertitude a régné jusqu'au dernier moment, personne ne voulant prendre le risque d'un pronostic sur la décision du bureau, et rien n'avait filtré de la position de M. Larcher, qui s'était borné à déclarer: "On ne dira que le droit, rien que le droit, tout le droit" "Vive un Parlement libre et indépendant!", a réagi la sénatrice EELV Esther Benbassa sur Twitter après l'annonce de la décision. Alexis Kohler, secrétaire général de l'Élysée, présenté comme l'homme de confiance, est le plus proche collaborateur de Macron depuis des années.

Il s'agit du mail que Patrick Strzoda, directeur de cabinet du Président français, a adressé le 10 octobre 2017 à Michel Delpuech, préfet de police de Paris de l'époque.

Alexandre Benalla mis en examen pour son selfie avec une arme

Les centristes étaient eux sur une autre logique. "Donc au Bureau du Sénat de faire une saisine assez large, c'est ce que lui demandait la commission des lois du Sénat", estime-t-il.

Si les cas d'Alexandre Benalla et de Vincent Crase ne font pas de doute, les sénateurs ne sont pas sur la même longueur d'onde concernant trois autres hauts responsables de la présidence. D'autre part, le Premier ministre Édouard Philippe a boycotté les questions au gouvernement, jeudi, au Sénat.Jean-Philippe Derosier, professeur de droit public à l'Université de Lille, nous explique en quoi cette séquence est presque sans précédents. null Monsieur @RichardFerrand, conservez votre billet pour #Lille: je vous invite vendredi à mon cours de droit constitutionnel à @univ_lille. Juste avant la séance, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux avait dénoncé devant les journalistes un acte "politiquement bas et moralement très grave", en fustigeant "un tribunal politique".

"Dans la période, le rôle du Sénat, ça n'est pas d'affaiblir, de diviser et de faire en sorte que le pays ne retrouve pas l'unité nationale dont nous avons tant besoin". Plus précisément et selon Le Parisien, les juges ont retenu les chefs d'"immixtion dans l'exercice d'une fonction publique" et de "violences volontaires en réunion sans incapacité", en rapport avec l'intervention de Benalla au jardin des Plantes, peu de temps après celle de la place de la Contrescarpe.

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