Algérie : la jeunesse ne veut pas d'un cinquième mandat pour Bouteflika

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"Une situation tellement chaotique, qu'Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), filiale du groupe terroriste Daech, s'en est pris en particulier à l'Algérie en publiant un message via la Fondation Al-Andalus (outil de propagande d'AQMI sur les réseaux sociaux) dans lequel elle incite " les fidèles musulmans " algériens à combattre les meneurs de la " guerre contre l'islam ".

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika avait annoncé, le 10 février, sa candidature à la prochaine élection présidentielle en promettant aux Algériens la tenue d'un congrès sur des profondes réformes. Plusieurs centaines de personnes y ont défilé en scandant: "Non au cinquième mandat de la honte".

Dans l'après-midi, les manifestants se sont retirés, affirmant qu'ils reviendraient le 24 février 2019 pour manifester et conforter l'appel du mouvement Mouwatana, qui a promis de faire exprimer, dans les rues, le refus des Algériens d'un cinquième mandat de Bouteflika.

Arrivé pour la première fois à la présidence en 1999, Abdelaziz Bouteflika a systématiquement été réélu au premier tour avec plus de 80 % des voix.

Pour le pouvoir, ces rassemblements ne reflètent toutefois pas le sentiment de la majorité des Algériens.

Un collectif d'associations a appelé, mercredi, la communauté algérienne à l'étranger à des rassemblements citoyens contre "le coup de force du 5ème mandat" du président sortant Abdelaziz Bouteflika.

Mais la manifestation la plus importante a eu lieu le 16 février dernier à la ville de Kherrata, à 300 kilomètres de la capitale. À Alger, la présence policière et militaire a été renforcée. Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), un parti d'opposition, s'est dit inquiet de la possible répression contre les manifestants.

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