Face aux intellectuels, Macron ferme sur les "gilets jaunes" et ses réformes

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Les images de samedi dernier (16 mars 2019), sur les Champs-Elysées à Paris, tournent toujours en boucle sur les chaînes d'info en continu avec leur flot de questions maintenant et leur polémique.

Cette nouvelle explosion, plus de trois mois après le saccage des Champs-Elysées et de l'emblématique Arc-de-Triomphe, a mis le pouvoir sous haute pression. C'est ce que rapporte Le Parisien, précisant que c'est le choix fait par Emmanuel Macron.

Le Premier ministre a reconnu que la stratégie de maintien de l'ordre mise en œuvre depuis le début de la crise, début décembre, " n'a pas été correctement exécutée et que la conduite des opérations a connu des dysfonctionnements ". En attendant, le gouvernement n'hésitera pas à prononcer des interdictions de manifester "chaque fois qu'il le faudra", dans les quartiers "les plus touchés", "dès lors que nous aurons connaissance d'éléments 'ultras' et de leur volonté de casser", en citant les Champs-Élysées à Paris, les place du capitole à Toulouse et Pey-Berland à Bordeaux.

Le montant de la contravention en cas de participation à une manifestation interdite va augmenter très nettement.

Edouard Philippe devait faire "ses propositions d'adaptation au président (.) pour renforcer la doctrine d'emploi des forces de l'ordre" et "s'assurer à tout moment de la fermeté de son exécution", avait indiqué Matignon ce week-end, évoquant une réponse rapide.

"Au total, 250 personnes étaient interpellées samedi à Paris, pour la plupart des " manifestants associés de près ou de loin aux violences " confie une source policière à France Inter qui explique que " le schéma est nouveau: "soutenir, c'est être complice ".

Ce nouveau rebondissement dans la contestation survient alors que le gouvernement espérait sortir de la crise, née il y a quatre mois d'un immense ras-le-bol social et fiscal, avec le "grand débat national".

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a été directement mis en cause dès dimanche soir par l'opposition: une autre porte-parole de LR, Laurence Sailliet, a réclamé sa démission.

Christophe Castaner et son homologue pour l'Economie Bruno Le Maire devront s'expliquer mardi devant les commissions des Lois et des Affaires économiques du Sénat sur ces violences et leurs conséquences économiques.

Les chiffres avancés par la FFA n'incluent pas les 91 commerces touchés par de la casse, des vols et des incendies, samedi à Paris, selon la Chambre de commerce et d'industrie de Paris et d'Ile de France.

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