Mobilisation devant le centre des finances publiques

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"Darman'importe quoi", "Suppressions de postes, service low cost", pouvait-on lire sur les pancartes brandies dans le cortège - 300 personnes selon la police, 700 selon les organisateurs - qui regroupait à Tourcoing des agents du Nord-Pas-de-Calais essentiellement, mais aussi de Seine-Maritime et de Moselle.

Le Directeur, poussé dans ses retranchements, " a fini par lâcher le chiffre, tant redouté, des suppressions d'emplois à venir dans le département: de 30 à 40 par an, sur trois ans.

"Le gouvernement doit respecter la loi montagne et répondre à notre demande relayée par les élus et aussi les préfets de Corse sur un moratoire sur les suppressions d'emplois et l'ouverture d'un dialogue sur les services publics en Corse avec les personnels et l'exécutif de la CTC " soulignait JP Battestini, secrétaire général de l'UD CGT 2 B.

A Toulouse, haut lieu de la contestation avec six semaines de grèves et blocages perlés, plusieurs centaines d'agents ont manifesté derrière une banderole proclamant "Faire toujours plus avec moins, on en a marre".

"C'est plus facile de supprimer des postes dans les Finances que dans les hôpitaux ou les écoles, mais cette casse est passée du mode artisanal au mode industriel", a expliqué à l'AFP Raphaël Gutierrez, un contrôleur des finances de 50 ans.

Premier pas, ils ont reçu, ce mercredi soir, à la veille de cette journée de mobilisation, " une convocation pour le 26 mars " pour rencontrer le ministre, a indiqué Anne Guyot-Welke, responsable de Solidaires Finances publiques. Au micro, les délégués évoquent une mobilisation partout en hausse et leur détermination à "continuer le combat".

Cette mobilisation prépare notamment la manifestation du 14 mars à Toulouse qui devrait réunir des agents de toute l'Occitanie et la réunion du 28 mars avec la direction générale durant laquelle les revendications du personnel devraient être étudiées.

A Marseille, plus de 200 agents occupaient la direction régionale des finances publiques, selon un photographe de l'AFP.

Au seul niveau des Bouches-du-Rhône, selon Philippe Laget (CGT), la réforme entraînerait la fermeture de plus des deux tiers des 26 trésoreries, de la moitié des 18 SIP et de cinq des sept services de publicité foncière (anciens bureaux des hypothèques), au nom de la "dématérialisation des procédures".

"Dans le Bas-Rhin, " une dizaine de sites " sont fermés, selon Christine Helstroffer (Solidaires), et " une cinquantaine " d'agents se sont rassemblés à Strasbourg".

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