Grève mondiale pour le climat : une journée test pour la jeunesse

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Les jeunes canadiens ont répondu présents, vendredi, à l'appel de la Suédoise Greta Thunberg, fervente militante pour le climat et initiatrice de la "grève mondiale" des élèves pour réclamer des actions contre le changement climatique.

"Le matin, l'iconique Greta Thunberg, qui a été proposée pour le prix Nobel de la paix 2019, était de retour devant le Parlement de Stockholm avec plusieurs centaines de jeunes grévistes".

Des milliers de jeunes manifestants ont défilé dans les rues de Montréal, pour appeler les élus canadiens à agir de toute urgence pour freiner les changements climatiques. Devenue une icône de la lutte contre le réchauffement climatique depuis son discours à la COP24, en décembre, la Suédoise est venue, vendredi 22 février, soutenir un millier de camarades français mobilisés pour la planète.

"Nous faisons grève pour dire à nos gouvernements de faire leurs devoirs et de nous montrer des preuves!".

Rendez-vous était donné dans plus de 2000 lieux, selon le site du mouvement, FridaysforFuture, avec l'Italie, la France et l'Allemagne en tête de peloton. Des preuves que le monde prend les mesures nécessaires pour limiter le réchauffement à +2 °C par rapport à l'ère préindustrielle, comme prévu par l'accord de Paris.

À Sydney, Charles Rickwood, 18 ans, pointait le danger couru par la Grande Barrière de corail: "Si la tendance se poursuit, on va avoir une hausse de 1° C ou 2° C dans l'océan, cela deviendra insoutenable".

"Je demande aux dirigeants politiques de réfléchir à ce qu'il se passera quand ils ne seront plus là et aux enfants qui souffriront à cause de leurs décisions", a dit Emma Rose, 15 ans, qui a participé à un "die-in" à New York devant le siège de l'ONU.

L'initiative n'est pourtant pas du goût de certains politiques, tel le ministre australien de l'Éducation Dan Tehan: "Ce n'est pas quelque chose que nous devrions encourager", a-t-il dit à la radio.

Étudiants, lycéens, mais aussi des plus jeunes avec leurs parents.

A l'inverse, les jeunes manifestants néo-zélandais avaient reçu le soutien de leur Première ministre, Jacinda Ardern. "Ne sous-estimez pas le pouvoir de votre voix", a dit la travailliste de 38 ans à des étudiants cette semaine au Parlement. Trop souvent, nous affirmons qu'il faut être en âge de voter pour avoir une influence.

Plusieurs maires de l'alliance C40 des grandes villes pour le climat, comme Paris et Milan, ont aussi exprimé leurs encouragements. "Nous ne l'accepterons pas", a-t-elle prévenu, alors que les émissions mondiales de gaz à effet de serre continuent à grimper, plaçant la planète sur une trajectoire de plus de 3 °C aux conséquences catastrophiques. Elle intervient après une action entreprise le jeudi 14 mars par les associations à l'origine de la pétition "l'Affaire du siècle", et qui ont déposé un recours en justice contre l'État français pour inaction face au dérèglement climatique.

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