Crise en Algérie : le Maroc nie toute ingérence

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"Le royaume marocain a décidé de se tenir à une attitude de non-ingérence par rapport aux récents développements en Algérie, et s'est abstenu de tout commentaire à ce sujet", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita dans une déclaration transmise à l'AFP.

Dans un communiqué, il a indiqué que le Maroc a décidé de ne pas s'ingérer dans le dossier algérien et d'expliquer par la suite, que le royaume chérifien n'a aucun intérêt à se mêler des affaires internes de l'Algérie.

Malgré cette posture claire et constante, certains médias publiés en France et en Algérie cherchent obstinément à impliquer le Maroc, en lui prêtant des propos fallacieux et des positions dénuées de tout fondement.

Selon la même source, Bourita a pointé du doigt certains médias qui "citant de prétendues sources anonymes au ministère, ou proches de la diplomatie, ou encore de soi-disant experts", auraient "poussé le fantasme jusqu'à alléguer l'existence d'officines obscures agissant sur ces événements".

"6. Le Maroc rejette, également, avec force, l'allégation mensongère de coordination avec d'autres pays, notamment la France, sur les évènements en Algérie. Aucun contact n'a été établi avec Paris, ni avec aucun autre pays d'Europe ou d'ailleurs, à ce sujet", assure-t-on à Rabat où la panique s'est emparée du régime monarchique qui craint que le vent du changement parvienne jusqu'à lui. Le Maroc revendique "le Sahara marocain" comme une partie intégrante, et historique, de son territoire, alors que l'Algérie, au nom de "la libre détermination des peuples" soutient les aspirations indépendantistes du Front Polisario.

Depuis le déclenchement d'un vaste mouvement de contestation populaire en Algérie, plusieurs pays, comme la France ou la Tunisie, se sont défendus contre toute forme d'ingérence dans les affaires algériennes.

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