Camouflet à Trump sur son mur frontalier

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Par conséquent, la bataille du président et du Congrès devrait encore se poursuivre.

" Le Congrès a la liberté de voter cette résolution et j'ai le devoir d'y opposer mon veto ", a lancé le président américain depuis le Bureau ovale".

Il paraît hautement improbable que le Congrès puisse outrepasser le veto présidentiel car cela nécessiterait une majorité des deux tiers dans les deux chambres. En tout, 59 sénateurs ont soutenu ce jeudi la résolution démocrate proclamant que "l'urgence nationale déclarée par le président le 15 février 2019 " était "annulée ".

Malgré tout, c'est humiliant pour Donald Trump d'être obligé d'user de son droit de veto alors que le Sénat est dominé par sa famille politique (53 sénateurs républicains sur 100). Il avait aussi tenté, sans convaincre, de justifier la constitutionnalité de sa décision de recourir à cette mesure d'exception pour obtenir quelque huit milliards de dollars pour la construction du mur. "Les juristes disent que cela est complètement constitutionnel", avait-il souligné peu avant le vote.

"Un vote en faveur de la résolution aujourd'hui par des sénateurs républicains est un vote en faveur de Nancy Pelosi, de la criminalité et des démocrates qui sont pour les frontières ouvertes!"

Le sénateur et ex-candidat à la présidentielle en 2012, Mitt Romney a notamment décidé de voter avec les démocrates "en faveur de la Constitution". Défendant l'un des projets les plus emblématiques de sa présidence, Donald Trump a annoncé qu'il refuserait de promulguer ce texte.

Un argument repris par plusieurs des rebelles conservateurs, qui ont rappelé leur farouche opposition à de telles tentatives de la part du démocrate Barack Obama.

Comme d'autres sénateurs opposés -Lamar Alexander, Rob Portman et Pat Toomey-, M. Rubio a en outre confié sa crainte de voir de prochains présidents démocrates s'emparer de ce précédent pour financer des "urgences" controversées.

C'est maintenant au tour de la Chambre des représentants, à majorité démocrate, d'approuver définitivement la résolution. Leur bras de fer avait précipité les États-Unis dans la plus longue paralysie budgétaire de leur histoire, pendant 35 jours entre décembre et janvier.

La Chambre des représentants ne devrait cependant pas réussir à réunir suffisamment de voix pour surmonter le veto présidentiel. Et cette fois, le coup vient du propre camp de Donald Trump.

Le président affirme: "Le vote du Congrès qui nie la crise à notre frontière du sud, est un vote contre la réalité".

Dans les secondes qui ont suivi le vote du Congrès des États-Unis, Donald Trump a immédiatement réagi.

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