Privatisation d'Aéroports de Paris : le gouvernement obtient le feu vert des députés

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Prévue par la loi Pacte, de retour à l'Assemblée nationale, la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP) fait l'objet d'une passe d'armes entre députés et sénateurs. Au final, "le premier amendement portant sur le projet de privatisation n'a pu être examiné que quatre heures et demie après le début officiel des débats et une quinzaine de rappels au règlement ".

" Après le scandale de la privatisation des autoroutes qui a abouti à des hausses de tarifs pour les usagers et à des rentes de situation exorbitantes pour les concessionnaires, le gouvernement décide de remettre ça". "Nous ne vendons pas les bijoux de famille, nous finançons les futurs joyaux de la couronne", a lancé Bruno Le Maire la semaine dernière en commission. Évidemment, cette privatisation ne fera pas des couloirs d'Aéroports de Paris un espace privatif puisque les lieux seront toujours ouverts au public. Pour les oppositions de droite et de gauche, la vente d'ADP représente "un choix stupide", "une vision court-termiste" et "un projet dogmatique et déraisonnable économiquement". Franceinfo vous en dit plus.

Le projet de loi entend supprimer l'obligation pour l'État de détenir la majorité du capital d'ADP (actuellement 50,63 %, pour un montant évalué à 9,5 milliards d'euros) ouvrant ainsi la voie à sa privatisation.

Aéroports de Paris, l'un des principaux groupes aéroportuaires mondiaux, bénéficie d'un droit d'exploitation exclusif et sans limitation de durée des aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly, Paris-le-Bourget ainsi que de dix aérodromes en Ile-de-France.

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